Chapitre III
suffit de savoir que Taile, mue par les muscles pectoraux, s'abaisse et se relève. En se relevant, elle trouve beaucoup de résistance de la part de Tair, aussi elle décrit un mouvement de rotation et elle lui présente son bord tranchant. Les savantes études de la Société française de navigation aérienne avaient inspiré et guidé Valdy dans la construction des deux immenses propulseurs.
Pourtant il rejetait l'emploi des organes à mouvement alternatif, comme ces machines à vapeur dépouvues de mouvement circulaire et qui ont été préconisées par quelques constructeurs ^ L'arbre mû par le piston avait quatre volants ; deux de c6s volants étaient munis d'une manivelle, elle-même entourée d'un anneau à crochet qui servait à retenir une corde métallique. Cette corde, supportée par une tige de fer hauje de plusieurs mètres, passait sur une poulie, se divisait en plusieurs branches et s'accrochait à l'aile en certains endroits, de façon à la bien soutenir et à lui éviter toute espèce de vacillation. La rotation du volant entraînait la corde dont l'extrémité, fortement fixée à l'anneau, décrivait le même cercle que la manivelle. Ce mouvement circulaire, ainsi qu'on le voit, allongeait ou rétrécissait (suivant le diamètre du volant) la longueur de corde comprise entre l'aile et la poulie et produisait alternativement une élévation et un abaissement.
L'abaissement de l'aile est, sans contredit, la