CHAPITRE V
Évaluations de la hauteur. — Déjeuner aérien. — Un tourbillon. — L'arrêt. — Ignorance et superstition. — La première traversée. — Les iles Sorlingues. — Repas du soir. — La vitesse dans l'atmosphère. — La mer d'Irlande. — Une chute. — L'île de Man. — Gretna-Green. — Les îles Orcades. — North-Ronaldshay.
. Le Céleste^ favorisé par une brise du sud, avançait rapidement. Le silence des hautes régions n'était troublé que par le sifflement des ailes frappant Tair avec violence et par le sourd mugissement des volants. Le baromètre accusa une hauteur de 2,000 mètres ; M™® Valdy se plaignit; elle éprouvait de l'oppression, des éblouissements , enfin ce malaise qu'on ressent dans les ascensions et que Ton appelle le mal de montagne. Valdy résolut de naviguer à une altitude de 1,000 à 1,200 mètres et gouverna pour descendre. L'aéronef obéit à la manœuvre et se rapprocha de terre. Il est facile d'évaluer d'une façon assez exacte la hauteur à laquelle on se trouve. On sait que le poids de l'air sur une cuvette de mercure élève ce métal dans un tube ; c'est le principe du baromètre ; par conséquent, plus Tair est lourd, plus la colonne de mercure s'élève. Au bord de la mer, elle est de o"™,//; à 1,000 mètres, de o™,67; à