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Chapitre VIL

dissait de lumière et réunfasait toute la société d'élite de Drontheim. L'évêque et le bailli présentèrent à Valdy et à ses compagnons des lettres qui leur accordaient le titre de citoyens de la ville de Drontheim. Ainsi avait .autrefois agi la municipalité de Calais envers Blanchard lorsque l'intrépide aéronaute franchit le Pas-de-Calais en compagnie d.u docteur JefFries. M""® Valdy devint robjet des attentions les plus délicates, et les dames lui offrirent gracieusement un riche écrin renfermant une tige de myosotis en or et en argent et ornée de pierreries magnifiques.

Drontheim, située à Tembouchure de la Nid, sur un golfe profond appelé Trondhiemsfiord, est non-seulement une ville industrieuse et commerçante, mais encore une ville savante. On y remarque plusieurs établissements scientifiques, de nombreuses écoles, un musée, une bibliothèque publique, une direction de mines, etc. Les rois de Suède et de Norwége viennent se faire sacrer et couronner dans Tantique cathédrale de Saint-Olaiis, le plus remarquable monument de style gothique des contrées du Nord. Les rues sont régulières, mais on y voit encore bon nombre de maisons de bois; les incendies y. sont fi*équents et terribles; parmi ceux qui ont exercé le plus de ravages, nous citerons les incendies de i'&27, de 1841, de 1^42, de 1846. Des règlements de police ne permettent plus que remploi de la pierre dans les nouvelles constructions. La population est d'environ r7,ooo âmes.

136 La Conquête de VÀir.

Les environs de Drontheim sont excessivement romantiques. C'est une oasis verdoyante dans le brouillard. Les villas élégantes se groupent pittoresquement autour de trois forts détachés : le Mœllenherg, le Christianteen et le Christianfield. Dans Tile de Munkholm. se dresse, comme un géant protecteur, la forteresse du même nom, autrefois abbaye renommée et puissante.

Valdy demanda s'il lui serait facile de se procurer de Tacidechlorhydrique et du bicarbonate de soude; on lui dit de ne s'inquiéter de rien et qu'il trouverait à bord du Céleste tout ce qu'il lui plairait de désirer. La fête continua et un splendide souper la termina. Dernghuiz lui-même, sur les instances de ses deux professeurs Pickerreek et Cardounet, fit honneur aux vins généreux qu'on lui servit et se retira, c dodelinant de la tête », tout joyeux et tout guilleret. Décidément, rélève avait de bonnes dispositions.

Le lendemain, à la pointe du jour, toutes les personnes valides de Drontheim et des environs assistaient aux préparatifs qui précédaient toujours le départ de Paéronef. Les maisons et les vaisseaux étaient pavoises comme si on eût célébré une fête nationale. La vue du port était splendide. Après les derniers serrements de mains et les derniers adieux, le Céleste s'éleva majestueusement... Aussitôt, les canons de la forteresse de Munkholm tonnèrent, les batteries des vaisseaux de guerre lâchèrent leurs bordées et une détonation formidable apporta à l'oreille

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