LES EFFORTS DE L ETRANGER I
Dumont, a fait d'abord deux ou trois ascensions par un calme plat, puis, grisé par un tel succès, s'est mis sur les
Fig. 66. — Le ballon rosse Danilewsky.
rangs pour le concours de dirigeables de Saint-Louis,
toutes choses égales d'ailleurs , la résistance est proportionnelle au carré de la vitesse, il lui suffirait, pour marcher à b^^ho, c'est-à-dire avec un instrument qui ne pourrait fonctionner que par temps très calme, de disposer d'une force de 5 chevaux-vapeur, et il n'en a que le i/5o 1 Ce calcul n'est qu'approximatif, car la forme du ballon, son poids relatif, etc., influent sur ces données, mais il suffit à montrer la folie de tous ceux qui cherchent à résoudre le problème par des systèmes à pédale.
COZIQUftTE DE l'aiR
auquel il a dû renoncer sans avoir pu une seule fois remplir les modestes conditions exigées. Peu après, ayant voulu faire des essais de jet de projectiles armés, il en a probablement armé un trop tôt et maladroitement; une explosion s'est produite pulvérisant son ballon et luimême.
Knabenshue emploie comme lui et comme Santos des ballons trop petits, sans plans, à moteurs trop faibles ; au moindre vent il est emporté. Son plus beau succès a été un parcours fermé de 4 milles à la vitesse de 6 milles à l'heure (2™, 60 à la seconde) !
Ritchell, lui aussi, avec un ballon à pédales, arrive à des résultats insicjniriants et par temps très calme.
Enfin Lincoln Beachy a établi un dirigeable qui s'inspire à la fois du Sanios-Dumoni et du Lebaudy, et dont on a beaucoup parlé aux Etats-Unis pendant l'été 1906. Partant d'un terrain voisin de Washington, cet aéronat aurait pu aller atterrir dans le jardin de la Maison-Blanche, sous les yeux de M. Rosevelt, puis repartir et rentrer à son point de départ, mais ce, par un temps remarquablement favorable. D'ailleurs, depuis cette prouesse bien relative, on n'a plus entendu parler de sorties, ce qui laisse supposer qu'on n'était pas en mesure de la renouveler, ni de tenter des expériences de vitesse ou de durée plus concluantes.
En Angleterre on n'a guère été plus heureux. Spen^ cer, excellent professionnel de ballon libre, a voulu, à son tour, copier Santos-Dumont et l'a fait sans succès. 11 a exhibé plusieurs fois son aéronat au Cristal-Palace, a pu monter, mais jamais revenir au point de départ. Il a toujours été entraîné par la moindre brise et a fait faillite.
Barton a construit une énorme machine de 5 000 m^ sous laquelle le bambou a été employé en pièces grosses et lourdes. Il a mis plusieurs moteurs. Il a pu une fois arriver à parcourir, le 22 juillet igoB, 4o km. avec vent