LA VIE AU GKA?IP AIR
Cette vue d'ensemble comprise, quels beaux, spectacles et quelles occasions d'enthousiasme pour ceux qui vivent à la campagne!
Les pays qui, à des yeux. superlEiciels, semblent monotoues, tels que la Champagne pouilleuse, la fieauce, la Camargue, ont la grandeur de l'horizon, les espaces sans fin, les belles lignes tranquilles, le délicieux estpmpement des lointains. Les grandes ligues horizontales, celles de la mer, des plaines immenses, donnent ui^e impression d'équilibre, de solidité, de repos, de calme* La mer dorée des moissons de Beauce, qui ondule sous le vent, est un beau spectacle. Partout en Champagne, quand on arrive sur l'arête de Tune des côtes qui rident la plaine, on a l'impression de l'immensité.
Mais la plaine avec ses couleurs, ses fleurs, n'est que la moitié de ce que Ton voit : son complément c'est l'immensité du ciel, la splendeur des soleils levant^ et des soleils couchants; c'est l'infinie variété des lumières et des teintes. Que de nuances délicates, fragiles! C'est la prodigieuse variété des nuages, depuis les nuées d'qrage, basses et noires, jusqu'aux nuages enluminés des couleurs les plus riches : rouge, or, orangé, avec le bleu intense du ciel dans les intervalles et des vert-pâle d'une délicatesse à désespérer les coloristes. Pour épuiser la richesse infinie des tons, il faudrait sur deux {lages