CHAPITRE IX
La Culture intelleotuelle
L'homme vulgaire est an éparpillé : le grouillement des impressions extérieures, le foisonnement des idées, des sentimenls qui, dans un galop dé cinématogiraphey traversent la conscience, dissipent Ténergie de son esprit. Au contraire, Tartiste, le poète, Técrivain, le philosophe, quand ils ont du génie, ne gaspillent pas le trésor d'énergie mentale qui leur est dévolu. Commode puissantes lentilles il font converger vers un foyer principal pour les y transformer en chaleur les rayons du soleil qui, sans cette coordination, se fussent perdus, inutiles.
Mais le cerveau du penseur n'est pas, comme la lentille de cristal, un corps que l'on taille une fois pour toutes. La concentration de la lumière intellectuelle par la pensée est difficile, précaire, parce que la dissipation est l'état naturel de ^'esprit.
L'attention persévérante demande de la volonté, une patience sans limites, un mépris permanent des distractions. Nous avons vu que la suprême liberté de l'esprit