IXahelaAs, Nouv. Proh
de tous les biens, mais qui n'avait pas de sauté. « U u'a rieu s'il ue digère ».
£d effet, o'est la santé qui donue de la valeur à tout le reste. Les événements extérieurs, en eux-mêmes^ ue sont ni gais ni tristes, de même qu'en rabseuced'uu œil qui les perçoit les objets ue sont ni verts ni rouges» Us ue se colorent de joie ou de peine qu'en nous* La preuve c'est que des objets répugnants sont convoités par des fous, dont les tendances sont morbides.
Gela va plus loiu que ue l'admettaient les psychologues prévenus par la préoccupation d'élargir le fossé entre l'âme et le corps. Nos émotions les plus délicates sont produites par le retentissement dans la conscience des états du corps. Ce que nous appelons l'e2:pre8sion des émotions f est la cause des émotions. Nous avons dit déjà que nous n'éprouverions pas le sentiment de la peur si notre cœur ue battait violemment, si nos intestins n'étaient bouleversés et si nous ne tremblions. Chacun peut examiner sur lui-même l'espèce d'ivresse et d'activité mentale désordonnée et souvent déraisonnable que produit l'accumulation du fluide séminal et la brusque dépression qui suit son élimination. De mémOi nous avons du chagrin parce que la ruine d'un projet longtemps caressé arrête brutalement nos tendances, brise nos habitudes. Mais nous souffrons parce que les sécrétions et les combustions organiques sont ralenties, que la respiration et le coeur, par baisse de l'énergie nerveuse, n'ont plus leur vigueur habituelle.
Notre organisation est prodigieusement impression-' nable et des expériences de laboratoire prouvent que les impressions les plus fugitives, celles mêmes dont le sujet n'a pas conscience, produisent instantanément un afflux du sang au cerveau, une accélération des mouvements du cœur et de la respiration. De& profondeurs des organes, des sensations incessamment modifiées entrent dans la conscience. Assez grossière, celle-ci ne
44 La santé
perçoit que des totalisations ; elle traduit sous forme de lassitude, d'apathie, de douleur, de chagrin la dépression nerveuse et la mauvaise chimie organique. Le pessimisme des vieillards a probablement pour origine le sentiment confus d'une mauvaise chimie et des efforts excessifs du cœur dus à Tartério-sclérose. Au contraire, quant tout va bien, quand le système nerveux est robuste, que la chimie intime fonctionne sainement, il y a sentiment d'aisance, de puissance, de joie.
Aussi comprend-on mieux maintenant Fimportance de la bonne santé. Si notre conscience est déprimée par quelque douleur sourde provenant ou de Testomac, ou d'un cœur lourd et embarrassé, ou de maux de tête, l'harmonie fonctionnelle se trouble, la mauvaise humeur et rirritabilité empoisonnent la vie. « Le sautn'est pas si lourd du mal-être au non-être comme il est d'un être doux et fleurissant à un être pénible et douloureux * ».