LA SANTÉ, CRÉATION CONTINUÉE
Si nous mettons à part les hérédités qui accablent l'enfance de maladies incurables, provenant de la solidarité affreusement injuste de la famille, qui fait payer à des innocents l'alcoolisme, l'avarie, les vices des parents, on peut dire que la plupart des grandes personnes qui souffrent ne l'ont pas volé. La plupart reçoivent à la naissance un fonds de santé qu'il dépend de la volonté d'améliorer ou de ruiner. Comme tout ce qui en vaut la peine, la santé est en grande partie le résultat d'une création volontaire, i>on d'une création immédiate mais d'une création continuée. Ici, comme dans la formation de notre âme, nous retrouvons l'importance, toujours méconnue, des infiniment petits.