CHAPITRE II
te Travail*
L'attitude vis-à-vîs du travaiMifférencîe profondément deux races d'hommes.
Pour la race inférieure, le travail est une tâche, une corvée pénible dont Ton se débarrasse le plus vite possible et avec le moins d'efforts possibles. L'idée du travail, pour cette race inférieure, est connexe avec l'idée de sabotage. Pour elle, la semaine comprend six jours de souffrances, six joiu's noirs, qui ne sont pas la vie, mais au moyen desquels il faut acheter chèrement le plaisir. Le plaisir, pour eux est le contraire du travail : c'est en premier lieu l'oisiveté, le farniente; c'est l'excitation du cabaret, du music-hall, des lectures romanesques, la « noce » crapuleuse. Pour cette race se sont levés les prophètes, d'ailleurs oisifs, d'un idéal de vieillards : la machine, ils la conçoivent comme une esclave inventée par l'homme pour remplacer le travail humain : l'homme, dans l'avenir, verra son temps de travail tomber à deux heures par jour, même à une heure vingt, peut-être même à quelques minutes*. — Ils