‹ La conquête du bonheurChapitre 62 sur 133 · Pascal, JHsc. sur la condition des grands · texte numérisé non relu

Pascal, JHsc. sur la condition des grands

l'ejs'vers de la puissance 147

il lui CD ferait âula&% qu'à moi et crierait enc^ plos haut qu'il ne fait» K

Les amertuiikes et les avertissemejf^ts n'avaient pas manqué à Napoléon. A Marengo, il avait cètôyé rabime. Au Felow d'Egypte, il avait trouvé à son foyer la trahison. Au retour dltalîe, il apprit les manœuvres de ses ministres, le peu que pesait sa per&oime, la fragilité du fil auquel était suspendue sa puissance, et comment on se passerait de lui. Il ferma les yeux^ il se tut; la même raison d^État lui commanda d'ignorer ce qu'il ne pouvait connaître sans péril. Mais la confiance disparut. H. éprouva reffroyable solitude du pouvoir ))2. C'était, pour un homme comme lui, la plus cructte des souËfrances, Féeroulement de la foi dans l'humanité, l'isolement sans aucun soutien nvoral. Que n'eût-il fait sll avait eu près de son coeur le solide bon sens et la sûreté d'affection d'une madame de Maintenon? La face du mei^e eût été changée, car c'est du jour où il se trouva seul, sans affeetion, qu'à mon avis commence la lente fêlure de ce puissant cerveau. Bismarck, lui-même, ce sombre et grossier esprit, écrivait à sa femme au moment de son triomphe : « Qiumdon est depuis tirop longtemps ministre et que, comme tel, par la volonté de Dieu, on a eu des sueeès>, on sent le bourbier ghicé de VenHe et de la haine monter lentemeru^ s'^lôverdeplusen plus. On ne se fait pkfô de nouveaux amis, tes vieux meiiHrent ou seferr^^nt dans leur n^destie aigrie, et là froi^kur d'en haut augmente, ainéi que l'histoire naturelte des princes, mêifte des .meilleurs, le veut; cependant pour être du];^les, les sympathies ont besem éd réciprocité. Bref, j'ai froid intellectuellement, et il me tarde d'être auprès de toi et d'être avec toi, dans la solitude^ à la

Page 1