Soirées de Saint-Pétersbourg
LE POUVOIR NE RÉALISE AUCUiSE CONDITION DU BONHEUR .151
infiérienr, Talleyrand torluré ^ar Foisiveté, . s'aigrit et devient méehant.
'Madame de Sévigné nous décrit Fétat d'âme de Pomponne, aBiiîfiîsIre r^nii^Gté.
« Quêtait dé&ocG^pé ^t eoiamençait à sentir ia vi-e et. la Yérilsdde longoear des jours, «ar .de la maailère d^nt >lies siens étaient piteins, c'était un torrent .précipité :que sa vie; il tte la sentait paâ ^ ».
.Dans notre régirae, ces chutes sont fréquentes. Un anekan; ministre est d'abord coaiinae étonrdiidu eo^ap qtai le terrasse. Il est humilié comme «n roi en eilil. Ses aUures scrnt embarrassées : il ne peoJl éràter les manifestations de la joie imaljgne -des adversaires ni edledes amis envieux. Rentré dans le rang, il sonffre;de cette dsnrifiuliometil fait pendant que]que temp<s iiguire d'un déclassé.
Lalemme^ habilement exaspérée par des doléances hypocEÎtes, souffre le martyre. De môme, un député non réélu, met de longs^mois à reprendre son équilibre mental paarce que les senttiî&ents d'animosité, de rancune , dehaine tro^ubient l'âme jusqu'au fomd et laissent après €f«ix comme un virus aaalogue à ces infections que Toi^aninme met des années à éliminer.
Tant il est vraÎKiue le boniheur n'est pasim produit ^na^ucely mais.^^u'il est une lente. acquisition, une ^len'te orgaDîfiation des forces deTâmepeuà peu suibordounées à u&eicaiiVTe qui nous dépasse inimtmenl.
An Moyen âge de nombreux alcMmâsies ont tenté de déciMBvrir la*; pkffFe philosopàale faite d'or « vivant » et capàbjerde communiquer sa vie aux métaux in£ériâm!S, dc^nCidedes l^nsmuer en or. Pnursuke décevante! Mais dansla vie morale chacun vit d'aine vie ^oïste» étriquée^ tmA qu'il n'a . pas idécottv«rt: ;la pierre ;philospphaîe qui va «11 ftransfmuer le plomb louffd: et grossier en or pur.