MAUVAIS MARIAGES
Ce que nous venons de dire est vrai d'un bon mariage. Il en est de mauvais. Il est grave d'engager sa vie : on ne saurait apporter dans son choix trop de discernement.
Une première condition à exiger, c'est la santé. Pour les enfants d'abord, car c'est un triste cadeau que de donner une vie diminuée, souffreteuse à des enfants qui affronteront leur destinée avec beaucoup de chances d'insuccès De plus, c'est charger ses épaules lourdement que d'épouser une malade ou un malade nécessairement peu capables de travail. C'est courir le risque de recevoir tout le poids de l'oppression de l'esclavage moderne et c'est souvent repousser du pied Fesquif qui permettrait un jour de sortir de cet enfer. Le soin d'un malade aimé peut faire fleurir la vertu du sacrifice et de rimmolation de soi, mais c est une vertu héroïque dont il vaut mieux nepas courir volontairementia chance.
Après la santé, il est une autre condition d'un bon mariage : épouser une personne raisonnable. Le bonheur des vies confiées à une femme dépend rigoureuse-