SUR LE MALTHUSIANISME
n y a juste aasez de pain. II n'y a pas assex de feu. Un être encore dans la chambre, il n'y aura plus asseil de pain, et pas de fen.
Le pauvre a raison. Il est pauvre. Cela suffit, n a raison. Que le riche recommence à vivre, . puisque c'est le riche qui a commencé à mourir. C'est le riche d'abord qui, par peur de la misère, empâche l'enfont de nattrc.
car dès que le riche ne voit plus en l'enfant la source de la richesse, il ne sait plus donner au pauvre les moyens du pain et du feu.
Le pauvre a raison. S'il n'ose, c'est qu'il
s'aiq[)«uvrit encQCç arec U vitalité générale, et 9a misère qu'il redgtrte n'e«t que Taspect extérieur d'une anémie organique commune à tous ceux, riches et pauvres, de son temps et de son pays. La misère recule devant la richesse vitale. L'enfant est un signe de force. Quand il vient, où qu'il vienne, il sauve. Que ce soit par la faim, la ^oie, l'élan ou la révolte, partout où l'enfant apparaît, on voit grandir et s'affirmer les puissances de combat.
Regardez-vous donc, homme et femme, seuls dans une chambre chaude. Yoti>r estomac est sans faim, vos membres n'ont pas fkoid. C'est tout. Ton co^ur.a froid, son ventre a faim. Ton cœur n'est plus gonflé par le désir et l'approche de la victoire. Il se raoornit peu à peu. Son ventre saigne trop, il brûle.
Toi, c'est une torpeur générale qui t'endort. Elle, c'est une flamme obscure qui consume ses nerfs. Tu deviendras du lard. Elle deviendra de la cendre. N'ayant plus à lutter côte à côte, vous ne vous aimez déjà plus. L'amour physique même est mort, n'étant plus qu'un jeu énervé, une roue tournant dans -le vide. La graine tombe sur le roc.