‹ La conquéte et les conquérants des Iles Canaries: nouvelles recherches surChapitre 107 sur 134 · CHAPITRE SOIXANTE-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SOIXANTE-QUATRIÈME

Puis se partirent de là et s'en vindrêt en Erbane* et quant ilz furent acoustez à la terre le vent leur fut contraire si descendi Gadifer et s'en vint par terre et ariua sur une embûche de Castillâis qui estoient venuz en vne barge, qui estoit arriuée à fire port à tout grant planté de vitaillez, qui nous distrent que un jour d'icelle sepmayne xiu Canarez auoient encontre X de leurs compaignôs très bien apparailliez et les auoient trop villainemôt chassiez mais ilz cognoissoiét bûque c'estoient gens nouueaux car ilz nese abandônent mye ainsi sur leurs voisins qu'ilz cognoissent et quant Gadifer fut arriué au port des Jardins il cômensa à se fortifier, et fit une tour à deux lieuez de là en vn beauplain pais prés de boys et de riuière courant qui s'appelle la tour de Vau ta.

(Ici manque une feuille, dit M. Warner, dans sa description

du manuscrit.)

1. Texte de Jean V de Béthencourt, chapitre lxii. Édition nornoande. — Titre du chapitre : Corne Gadifer et le maître d'une nef eurent parlement (p. 111).

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