‹ La conquête minéraleChapitre 40 sur 82 · PROGRÉS AU COURS DU XIX* SIÈCLE · texte numérisé non relu

PROGRÉS AU COURS DU XIX* SIÈCLE

Pendant tout le cours du dernier siècle, les conditions de ce travail, tout d'abord très défectueuses par suite des difficultés exceptionnelles auxquelles on s'attaquait, se sont constamment améliorées, dans le sens de la sécurité et dans celui de la facilité, avec une rapidité d'autant plus remarquable que, comme

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je le disais en commençant, il n'a pas pu y avoir là une de ces grandes révolutions analogues à celle causée dans le tissage par l'introduction des métiers mécaniques. C'est par des quantités de petits perfectionnements de détail, par un soin extrêmement attentif que Ton est arrivé à multiplier le rendement de l'ouvrier et à réduire sa mortalité dans des proportions dont je vais bientôt donner une idée par des chiffres.

En ce qui concerne l'impossibilité principale à laquelle on se heurtait précédemment pour s'approfondir, celle des eaux, on a fait un progrès considérable, et Ton a pu créer une foule de mines nouvelles qui eussent été inabordables autrefois, ou reprendre des mines délaissées. On continuera certainement dans le même sens. Cependant il ne faut pas croire que la difficulté des eaux ait entièrement disparu du jour au lendemain avec l'emploi de la vapeur. On a vu, encore dans le cours du xix® siècle, bien des mines abandonnées par suite de l'insuffisance des pompes, bien des fonçages de puits interrompus faute de pouvoir traverser des terrains aquifères, et certaines des luttes ainsi soutenues sont restées légendaires. Cette question des eaux, tout en existant toujours, a perdu de son acuité, et c'est un des points sur lesquels je vais insister en indiquant rapidement les perfectionnements réalisés dans la période contemporaine, qui continue celle du XIX® siècle sans coupure catégorique.

Fonçage des puits en terrain aqiiifère. Procédé à niveau plein. Procédé par congélation. Procédé par cimentage. — Profondeur des mines. Difficulté de les approfondir.

Abatagedes minerais. — Tranchées à ciel ouvert. Méthode hydraulique. Excavateurs, etc. — Explosifs de mines. — Perforatrices. Tir des boups de mine. — Haveuses mécaniques. — Marteauxpiqueurs.

Transports souterrains. — Plans inclinés. — Puits d'extraction. Câbles. Bobines. Recettes à déchargement automatique, etc. — Épuisement et aéragc. — Remblayage à l'eau. — Appareils de lavage, criblage, etc.

Utilisation des forces perdues. Electricité.

Conclusions. — Caractères généraux de la mine moderne. — Intensité d'exploitation. — Limites et dangers.

Pour faire un peu connaître Texploitalion technique d'une mine contemporaine, il faut aborder successivement ces grands problèmes généraux de la mine qui consistent, comme cela s*est trouvé indiqué déjà au chapitre VIII : 1** à pénétrer dans la profondeur le plus possible ; 2° à abattre le minerai, quel qu'il soit, le plus économiquement, le plus vite et le plus sûrement possible ; 3° â remonter ce minerai au jour ; 4° à mettre le mineur dans la possibilité de travailler en évacuant les eaux, en lui fournissant de l'air respirable, en l'éclairant et en le garantissant par des remblais contre les éboulements qui résultent des parties

vidées, quand on les laisse vides. Ce sont les tètes de chapitres de tout un cours d'exploitation des mines, dans lequel je ne choisirai ici, pour l'exposer brièvement, que ce qui constitue le progrès et la Nouveauté. Je réserve, pour le chapitre suivant, la bataille livrée par le mineur contre ses principaux ennemis souterrains et les résultats de ce combat.

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