‹ La conquête minéraleChapitre 75 sur 82 · Page · texte numérisé non relu

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une population ouvrière occupée sur la mine et Ton tenait avant tout à garder cette source de travail. Le même système a existé en Autriche et en Scandinavie et y a permis également d^exploiter jusqu'à de grandes profondeurs des filons, comme ceux de Przibram, qui auraient été certainement abandonnés par des particuliers, dans leurs périodes critiques*, et où il est arrivé de retrouver plus tard des zones riches, payant largement les pertes subies dans les zones stériles traversées pour les atteindre.

A ce propos, on peut seulement se demander, et nous l'avons fait déjà*, jusqu'à quel point l'État est dans son rôle en exploitant à perte, puisqu'il détourne ainsi de tout autre travail fructueux pour la communauté les ouvriers, auxquels son apparente philanthropie assure un bénéfice apparent et momentané au détriment de tous.

On a vu parfois le système domanial avoir des inconvénients bien autrement graves, quand l'État, jaloux de son privilège, a profité abusivement de sa toute-puissance pour ruiner les industries qui auraient pu faire concurrence à la sienne.

En Espagne, la Couronne s'était assuré le monopole de certains gisements, de certaines mines. On l'a vue par exemple, au xvi* siècle, garder le monopole du mercure, — indispensable, à cette époque, au traitement des minerais argentifères — et imposer l'usage de ce mercure, vendu un prix exorbitant à des mines mexicaines, pour lesquelles cela équivalait à un véritable, à un assez maladroit impôt.

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