LES DROITS DB LA VERITE
laire, acclamée ou maudite, il sait d'avance qu'il la servira. Il est de la race de ceux nui disent : « Je ne puis autrement! »
C'est que deux races d'hommes, en habitent la terre. La race des hommes q des opinions et n'ont pas de conviction adhèrent à un parti et n'ont pas de prin qui s'échaufferont peut-être pour leur cl litique ou religieux mais auxquels la cro profonde, personnelle en l'autorité de h science demeure étrangère; la race des mes — ils sont rares — qui, niant ou cri ont le sérieux que donne la dominatioi vérité. Leur conscience les gouverne cherche, elle doute, elle accepte, elle af Rien de tout celan'estun jeudescirconst un produit des entraînements, un calçu émotion passagère, un enrôlement fac au service de telle ou telle idée. Le vra le vrai; le vrai doit être obéi.
J'ai parlé de race! Ce n'est pas que c
LA CONâCIBKCS
]ui manque à l'autre; seulement it un acte moral auquel tous sont 3 a écouté la consoience qui pro- Lveraineté du vrai. Elle est « de la 3 vit de vérité. Elle soufite, au bea vérité. Elle ne saurait se conns.
i, il est bon, ce besoin de la vérité !
lerche, et par lui on trouve, [éale, cette soif du vrai! Par elle lève au-dessus des bas-fonds; par }e de se fax)mper lui-même; par 3 à ce ciel dont le bonheur se comtie de la possession de la vérité; itrera, tôt ou tard, en contact avec nomme a le Dieu de vérité < »•>
le, XXXII, 4.
CKOIRB BIf CONSCIENCE
En présence des incrédulités bruyantes qui tiennent le haut du pavé, la poursuite de la vérité religieuse est devenue, je l'avoue, com« pliquée et angoissante pour plusieurs.
Quelques-uns hésitent devant tant de science hautaine. D'autres, tout en gémissant^ se kissent éblouir.
11 me semble qu'on voudrait trouver — j'en juge par moi-même — une méthode certaine, populaire, qui permît de se dérober à ces périls.
LA CONSCIBNGE
in sens, je me garderai de prôner ma ; chaque âme a la sienne, et Dieu ses méthodes pour nous attirer à
après y avoir réfléchi mûrement, il a que la conscience se présentait à nme notre moyen de défense le plus c elle tout se simplifie, et l'on évite rcher beaucoup de discours * ».
donc avec elle que je me propose la rencontre des deux systèmes qui t le premier rang aujourd'hui : le Po- S et ce qu'on a nommé : la Science ions.
orte plus qu'on ne l'imagine de croire îience et pas autrement. Croire par I, par convenance, par paresse d'es- V se délivrer des questions, pour faire
aste, Vn, 29.
CROIRE BN COKSCIENCE 13
comme tout le monde ; croire à moitié, croire qu'on croit quand on ne croit pas : tout cela est effroyablement dangereux.
La vérité, traitée avec cette légèreté coupable, se venge. Et c'est à l'heure où notre foi nous serait le plus nécessaire, que nous nous apercevons qu'elle n'existe point.
On n'est pas consciencieux comme il faudrait, je le crains, en matière de conviction. Le mal qu'on fait ainsi est énorme, car il blesse la conscience dans son essence même.
Laissant les calculs ignobles ou les lâchetés, «t à ne considérer que des entraînements excusables, parfois généreux, il ne saurait être indifférent d'avoir pris sa passion pour sa conviction, et d'avoir adopté, comme vraies, des croyances alliées aux choses ou aux gens qu'on aime. Il ne saurait être indifférent de se persuader qu'on est persuadé, quand on n'est encore qu'ému. Le vrai ne se laisse ni aborder, ni conquérir de cette façon. Lorsqu'on l'ac-
JCA OONSCISNCI!
Hiscience, on l'acquiert à la sueur ;!eia ne se Mt pas autrement. Mais \e est solide» Après 1^ combats du la raison, après 1^ victoires de la on croît ce qu'on croit, que les fortes croyances ne mariée rétroitesse ni avec la roideur.
qui croient fortement, règne le sont des consciences en présence, md convaincu, vis-à-vis d'un doumcieox. £st-Ge que je vais le traiter bas? Est-ce que je ne sens pas déjà a naissante entre lui et le Dieu de ce que ces efforts d'une âme sinte du vrai ne me remuent point?
moi protestant, en face d'un cansciencieux. Est-ce qu'il n'y a rien a entre nous? Est*ce que nous ne \ le même Sauveur? Est-ce que nous ns pas la même lumière?
ne nous empêchera nullement t
CROIRE JSN CONSCIENCE 15
notez-le bien, de maintenir, l'un comme l'autre, les diversités de notre foi. Nous ne *^^^vous pas que le faux vaille le vrai, qu'i des erreurs ou salutaires ou indifférentes nous ne disons ni ne pensons cela. Et pi ment parce, que nous ne le pensons pas nous rapprochons.
Je me défie très-fort, pour mon comp1 convictions de ceux qui ne savent ni resj ni sympathiser. La conscience mainti protestation contre l'erreur qui sépara maintient son témoignage en faveur de rite qui unit.