‹ La conscienceChapitre 3 sur 54 · NIER EN CONSCIENCE · texte numérisé non relu

NIER EN CONSCIENCE

viens de le dire, ma conscience ne me et pas de déclarer que ceux qui ne penpoint comme moi ne sont pas conscien*

m côté, je me souviens d'avoir passé par B l'autre, je vois de mes yeux les doulouet loyaux combats qui se livrent dans le de certains chercheurs. Ces chercheurs, 3 qu'ils trouveront,

attendant, ils doivent nous inspirer une assion profonde. Il en est de découragés.

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qui, ayant rencontré beaucoup de croyances absurdes, ont renoncé à toute croyance. Il en est qui souffrent — j'en connais — ils ne veulent pas mentir; ils ne peuvent pas se contenter d'une forme ou d'une illusion; mais quelque chose les dévore, et leur désolation marque leur sincérité.

Il ne suffit pas, sans doute, d'être sincère pour être consciencieux. Gardons-nous de confondre ces deux mots. Tel homme qui doute sincèrement, finirait par sortir de son doute s'il écoutait jusqu'au bout sa conscience. Celleci réclame de nouvelles poursuites, de nouveaux efforts ; elle indique du doigt le péché ; elle récuse une conquête exclusivement rationnelle. Que de sincérités qui ne sont pas assez consciencieuses pour accepter ce rude travail!

Elles ne le sont pas, car très-difficiles vis-àvis des raisons de croire, elles sont souvent très-crédules à l'égard des raisons de douter.

dules formeat un gros cha- ^lontaires et fort peu cens* ehumedn.

uffit dooQC paâ* Nous conoepiiques sincères qui aeine théorie d'après laquelle aux; d'après laquelle rien laquelle toute religion méoe que toute religion est arce que toute religion réi cœur.

dmettra-t-elle un instant : yeux de la conscience, le s bon? La conscience perle mensonge?

inutile de rappeler à ceux utent, le devoir de nier ou ience. Qu'ils y regardent t comme il y ades croyants ieux, il y a des incrédules ice fait défaut.

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La passion, moins que oela, und certaine inertie, la peur des problèmes» le désir d'en finir avec ce qui trouble, nous attirent des négations aussi bien que des affirmations sans intégrité. Il est si commode de se réfugier dans le parti pris pour échapper au combat!

Ajoutons, en ce qui concerne Tincrédulité, un besoin de se soustraire au Dieu de TÉvan* gile, une terreur de lui appartenir véritablement, que connaissent, hélas! tous nos cœurs mauvais. Car la vérité dont il s'agit, sachonsle bien, n'est pas une de ces vérités inofTensives qui se casent dans Tintelligence sans gouverner la vie. Cette vérité-là veut le cœur, elle veut l'existence, elle exigera des sacrifices, elle opérera une transformation radicale, elle tuera Tégoïsme, elle brisera l'orgueil, elle ouvrira devant nous les perspectives infinies du progrès moral, du dévouement absolu, de l'éducation personnelle.

Je n'ai donc pas tort de dire à ceux qui nient

CONSCIENGB

Bttre déjuger personne : —

lise qu'on se le figure, de science dans ses négations.

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