Voir la note d à la fin du volume
îe par celui que les pharisiens appelaient:
igeur, buveur, ami des péagers et des ie mauvaise vie^ ! » cette répulsion nous nd assez quel arrêt porte la conscience pharisaîsme et ses fausses vertus.
conscience n'hésite pas davantage à nous e que vaut une autre illusion, très-difîé- : l'illusion de la piété transmise, accepms combats, sans blessures, telle que l'avons trouvée dans notre famille, et en w sorte dans notre berceau. Cette piétéssive, impuissante, cette illusion qui insm respect général, notre conscience ne jpecte point; elle la déchire; elle nous le que Dieu, dans sa justice, ne peut avoir lié un salut qui n'entraîne nul travail; tous déclare qu'une foi mollement ac- , mollement conservée, qu'on garde au par indifférence pour la foi, n'est pas la
angilc selon saint Matthieu, XI, 19.
foi; elle nous dit que ces croyances héréditaires ne sont un vase capable ni de contenir ni de maintenir la généreuse liqueur de ]*Évangile : « Personne ne met le vin nouveau dans de tieux vaisseaux ) autrement le vin nouveau romprait les vaisseaux et se répandrait, et les^ vaisseaux seraient perdus * ! »
Tout se perd, les vaisseaux comme le vin.
n faut au vin nouveau des vaisseaux neufs.
H faut à la vie nouvelle le nouveau cœur. H n'y a point de position privilégiée qui nous dispense de nous convertir, par où j'entends, de nous vaincre et de nous donner.
Religion du curé, religion du pasteur ; ces christiaûismes de seconde main se valent l'un l'autre. Existons-nous encore, lorsque nous démettant de nous-mêmes, nous renonçons à conquérir nos convictions, à diriger notre âme, à gouverner notre vie? Peut-on croire pour nous? Pôut-on se régénérer pour nous?