LE POSITIVISME
Les scepticismes actuels portent la marque du siècle où nous vivons : un siècle enivré de science. C'est sa gloire et c'est son danger.
L'enivrement se conçoit. Quelle heure que celle où la vapeur et l'électricité ont supprimé les distances, où l'histoire des temps anciens semble jaillir tout entière des inscriptions enfin déchiffrées de l'Egypte et de l'Assyrie, où elle monte du sein des lacs qui nous ont conservé les traces de l'âge de pierre et de l'âge de bronze, où elle sort des entrailles mêmes de la
dont les couches géologiques renferles plus vieilles annales de notre globe!
i, la tentation d'orgueil scientifique est le aujourd'hui. Raison de plus pour in- ;er notre science infaillible : la con- 3e.
3 n'a rien à objecter aux méthodes scienes. La science, cela est clair, ne doit her qu'appuyée sur des observations, sur àits, sur des preuves. Le positivisme tifique est légitime.
is les sciences exactes ne sont pas toute ence, et Fintelligence n*est pas tout ime.
m de moins scientifique, rien de moins f, que de nous donner un homme réduit jervelle. Les faits de sentiment, les faits nscience sont aussi des faits, et les saqui n'en tiennent pas compte ne méri- )as le nom de savants.
tre science rend témoignage à notre