‹ La conscienceChapitre 33 sur 54 · Ai-je avancé? ai-je reculé · texte numérisé non relu

Ai-je avancé? ai-je reculé

^ Fesclave de ma tentation, à

jché , à moi , est-il encore mon

at recommence, et Ton gagne du L main vaillamment posée sur la iterdit à ses regards de retourner , le mot de Favenir, le mot de la

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conscience, le mot du ciel : En avant! vient exciter les énergies et raffermir le cœur.

Ceci s'appelle : l'éducation personnelle.

A l'éducation donnée par nos parents succède l'éducation donnée par notre sens moral. La première a son importance, très-grande.

Mais essayez de vous passer de l'autre !

Malheur à qui se croit tout élevé parce qu'il a fini ses études. Quiconque ne s'élève pas soimême, et cela jusqu'à la ftn de sa vie, restera toute sa vie un homme mal élevé.

Elever les hommes, telle est la mission de la conscience chrétienne ; élever les pensées, élever les affections, élever les désirs, viser haut!

Aidée du Saint-Esprit, la conscience opère ces prodiges. Ce qu'on déclare infaisable, elle le fait : Impossible de modifier un caractère ! — voilà ce qu'on dit. Hé bien, j'ai vu, et vous les avez vus comme moi, des caractères modifiés.

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J'ai vu des miracles, et je crois.

Le frisson nous saisit, n'est-ce pas?

Gomment remonter un tel courant, le courant de nos convoitises, de notre égoïsmei de notre péché? Triompher de quelques habitudes, à la bonne heure! essayer quelques réformes extérieures et superficielles, cela se comprend, mais le fond 1

Il y aurait de quoi frémir, en effet, si nous n'avions pas Dieu. Toute force vient de lui.

Nous n'entreprendrons notre véritable éducation personnelle que lorsque nous aurons entendu prononcer notre nom par l'éternel amour. Alors, seulement alors, le progrès rencontrera chez nous un point d'appui solide. Nos vaillances tiendront toujours à notre foi.

Pardonnes, adoptés, introduits dans la famille de Jésus, notre âme entière est remuée; notre cœur eirt atteint; nous ne demeurons

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« nî stériles ni oisifs dans la connaissance du seigneur* »• La loi de croissance spirituelle s^exerce incessamment en nous. Le divin semeur a mis la semence en bonne terre ; de jour et de nuit, qu'on veille ou qu'on dorme, la plante grandit; « d'abord la plante, ensuite l'épi, ensuite le grain formé dans l'épi^ »; La plante grandit! aujourd'hui c'est le repentir, demain ce sera l'amour, puis les vertus austères, puis les vertus aimables : le support, la joie, la bonne grâce; ce qui attire à l'Évangile au lieu d'en éloigner, ce qui fait qu'on cherche Jésus au lieu d'en avoir peur.

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