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n, saint Pierre, I

S. Évangile selon saint Marc, IV^ 20» rf^ S8«

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CULTB, PRÔDIOATION, ÊGLISB

Il nous faut un culte consciencieux.

Dépourvu de conscience, c'est-à dire de sincérité, notre culte individuel, cette bénédiction du matin qui s'étend sur toute la journée^ devient une sorte de condamnation dont nous portons le poids jusqu'au soir. Se tenir intègre devant Dieu, lui parler vrai, l'écouter, lui tout dire, le mal comme le bien ; lui demander tout, l'obéissance avec les grâces; mettre les tendresses sous sa protection, amener les pensées à sa lumière; être soi-même enfin, loyal et

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droit ; n'espérez ni paix ni force en dehors de ces conditions imposées par la conscience, et sans lesquelles toute parole adressée à Dieu se transforme en ironie, tout acte de respect en profanation.

Ce qui est vrai du culte particulier est vrai du culte de famille. Réduit à la forme, rien de plus vide, rien de plus lamentable, rien de plus immoralement vain. Mais, si le culte de famille est une vie, si les maîtres et les servi* teurs se réunissent autour de la Bible pour rencontrer Dieu, s'ils se mettent à genoux pour lui envoyer une de ces invocations qui jaillissent des profondeurs de l'âme, je ne sais rien de si bon, rien de si beau, et je ne comprends pas qu'une maison chrétienne parvienne à s'en passer.

Toutefois, souvenons-nous en, vingt mots prononcés en conscience, c'est souvent assez. Une heure de méditation sans conscience, c'est toujours trop, carc'est une heure d'hypocrisie.

le public, dès que chacun y conscience, le culte seratransteurs recueillis, altérés de vé-

humbles, actifs et vigilants ; passionnément, uniquement e de son maître et du salut L demande pas plus, herché le secret des discours 9 trouve nulle autre part que >nces : je dis dans les cons- (Ues de Tassistance comme ateur. Les auditeurs ont plus ) l'imagine au discours qui

Ils créent en quelque sorte soutiennent ou découragent ; tantôt des brises qui le vivi-.

QoUesses qui Ténervent; il est LOS ardeurs, il est glacé par lions.

ôur, de son côté, ne s'oublie il vise à l'effet, s'il vient là

CULTE, PRÉDICATION, ÉGLISE iBl

poup s'acquitter d'un devoir hebdomadaire, s'il n'a pas joint à la méditation de son sujet le combat de la prière sur les deux genoux, ses appels, même les plus véhéments, se perdront en l'air. Sitôt qu'il estconsciencieux,au contraire, préoccupé de rendre témoignage à ce qu'il sait, à ce qu'il sent, veillant à ce que ses paroles ne dépassent pas sa pensée, fortement ap* puyé sur la vérité, le cœur en pleine lumière, saisi par l'avenir éternel de ceux qu'il a devant lui, pressé de leur apporter dans ses deux mains son plus précieux trésor; n'ayez pas peur, éloquent ou non, chaque trait portera* Je vous défle de rester inattentif vis-à-vis de cet homme*là; je vous défie de demeurer sur vos gardes; je vous défie de vous maintenir hostile. Un courant s'établit entre les consciences, et ce courant qui s^appelle sincérité, bientôt se nommera sympathie.

Le genre sermon, au reste, se réformera dans la mesure du travail de la conscience.

étions banales disparaîtront; les fores, où se complaisent toutes les padateront déchirées par la sève noudiscours se fera vivant, actuel, comme )ins, comme nos aspirations, comme jers.

ingers! il en existe un pour le prédiït la conscience seule réussit à l'en dé-

ars enseigner, toujours apparaître l'organe du bien, parler sans cesse de ►n, se présenter en qualité de messale de rÉternel, cela est épouvantablerilleux. Comment ne pas conserver à res yeux quelque chose de supérieur es hommes !

m ouvre d'autant plus librement que il du prédicateur est celui de l'orarsque, dans nos séances du soir, j'ai sujet : la conscience ; je me sentais îsoin de veiller sur moi le lendemain,

afin d'échapper à la tentation de me creire plus consciencieux qu'un autre,

Savez-vous ce qui m'a garanti? laconscience, en personne. Elle m'a dit, elle dit à tous ceux qui parlent, que montrer le bien, ce n'est pas pratiquer le bien; qiu annoncer la vérité, ce n'est pas appartenir à la vérité ; que définir la sanctification, ce n'est pas être saint ; qu'il est trop aisé de s'imaginer qu'on aime beaucoup Dieu parce qu'on a établi qu'il faut l'aimer; que dire et faire, en un mot, sont deux.

Au sortir de la chaire ou de la tribune, elle nous attend, notre rude amie, elle nous adresse des questions brutales : T'es-tu, toi, humilié en fait, autant qu'en phrases? les fardeaux que tu as liés, les toucherais-tu du bout du doigt? l'adoration, la soumission, le renoncement que tu prêches, les rencontres-tu dans ton cœur? — Et quand elle nous a, pesant sur nous, courbés sous sa main; quand elle nous a mis -bien bas, nous comprenons que cela est bon

âmes qui en deviennent plus intèpour nos discours où la vérité loyale, )rend toujours mieux sa plafce, dû son 'on n'imite pas et qui seul étneut se ars mieux sentir.

stion d'Église ne saurait échapper à science. Ici, comme ailleurs, le sens droit son chemin au travers des haïs temporisations, et voici la définînous donne :

3 composée de ceux qui, librement, 3nt, reconnaissent l'infaillible auto- Scritures et déclarent appartenir au ^ésus, cette Église est l'Église de Je- Église est la colonne de la vérité.

B composée de croyances collectives, Lces héréditaires, de croyances qui se it régulièrement à un certain âge, ices de l'État, du pays, de la politilise qui accueille des indifférences

aussi, et des doutes, et des négations, et des incrédulités^ cette Église peut bien être une association, elle n'est pas l'Église de Christ.

Là eonsclence impose la térité des situations* La conscience, k)PS<[u'îl s'agit de con-^ victions, n'admet pas les pêle-mêle. La coflscience exige que ehoeun arbore son drapeau.

La conscience veut avoir à faire à l'individu. Et la conscience crie aux États comme aux individus : « La Vérité vous rendra libres* ! »

Regardez l'Amérique! La vérité des situations ne lui a pas seulement donné l'indépendance dosâmes^ elle a, une fois pour toutes, affranchi le pays tout entier, gouvernement et citoyens.

Chaque dimanche, le citoyen va, front levé, où le mènent ses convictions ; quand il n'en a pas, il ne va nulle part ; point de mensonge of* floiellement religieux pour abuser son âme ou

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