LE POSITIVISME
unité. L'homme est un. L'homme réduit au cœviû et à la conscience n'est plus l'homme, car l'intelligence lui manque, et sans elle il ira à toutes les absurdités. L'homme réduit à rintelligence n'est plus l'homme, car la conscience et le cœur lui manquent, et rintelligence, raisonnant seule, aboutit à d'effrayantes aberrations.
Au nom du vrai positivisme, examinons le faux.
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:;b qub là conscience oppose au positivisme
s avons affaire à des gens qui déclarent gile impossible à accepter.
3ien, j*ai envie de leur dire, moi, ce que nscience me déclare impossible à rece-
me défend d'admettre comme un e, et sur le décret infaillible de certains ^ que le surnaturel ne saurait exister, lence des décisions de l'ignorance n'est comparée à celle de tel savant qui nous
CB QUE LA OOKSCIBNGE OPPOSE, ETO* 25
ojrdonne de penser, sous peine de crétinisme, que Dieu est impossible, que la création est ijQipossible, que la rédemption est impossible, que le monde des choses qu'on ne voit pas est impossible, que tout ce qu'on ne dissèque pas avec un scalpel de chirurgien, tout ce qu'on ne casse pas avec un marteau de géologue, tout ce qu'on ne manipule pas dans des récipients chimiques, tout ce qu'on ne constate pas avec les yeux, les mains et les balances, est impossible.
Pourquoi? Le maître a parlé. La cause est entendue!
Je n'ai pas besoin de raisonner beaucoup pour savoir à quoi m'en tenir sur de tels arrêts. Il me suffit d'interroger ma conscience, et mon intelligence, et mon gros bon sens pardessus le marché.
Voici ce qui effarouche et mon bon sens et ma conscience, intime alliée du bon sens.
Croire au Dieu éternel, c'est absurde ; mais
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•e à la matière éternelle, c*est très»
Je!
lus qui ne croyez qa'h ce que vous avez vu, n'avez pas vu l'éternité de la matière; porte, elle vous débarrasse de Dieuj cela t.
, ma conscience est d'un autre avis. Elle le de croire, sur votre seule garantie, que gttière s'est créée elle!jnême de toute éterqu'elle s'est donné des lois à elle-même ; le-même a formé l'univers et lui a imposé re qui le régit; qu'elle a façonné ellee toutes les séries des êtres organisés, matière créant l'esprit, ce qui a l'étendue it ce qui a la pensée et le sentiment, cela sembler fort naturel aux savants qui ne nt que ce qu'ils ont vu; mais moi, que )z-vous? je ne suis pas assez crédule pour ncrédule à ce point. Ma conscience pro- , très-positivement, au nom de tout ce que fi moi d'intelligence et de cœur, au nom
de cette conscience même, qui serait sortie, elle aussi, d'une combinaison de la matière!
Oui, ma conscience se dresse en face de votre positivisme. Elle demande qu'on l'explique, elle ! Elle affirme — et d'une voix que tous entendent — qu'elle est le témoin de Dieu en nous, et que, puisqu'elle est un fait^ ceux qui ne tiennent compte que des faits doivent, en sa présence, reconnaître qu'il y a un Dieu.
Expliquez la conscience autrement que par Dieu! Vient-elle de l'homme? elle s'indigne contre l'homme. Vient-elle de l'intérêt et de l'instinct de conservation? elle s'insurge contre l'intérêt et nous commande jusqu'au sacrifice de la vie.
Combien vous faut-il de milliards de siècles, en partant de la cellule^ pour arriver à la con^ science?
Dites-le.
Et l'instinct, le simple instinct d'une mouche
miî va déposer son œuf dans l'animal où il L — ce qu'elle fait sans l'avoir vu faire, i mère était morte quand elle-même est - cet instinct, comment le tirerez-vous >mbinaisons de votre matière?
lire d'hérédité ! — dites-vous. Mais cette ité, la trouvez-vous plus aisée à expli- Tiatériellement que l'instinct?
vérité, s'arrêter à de pareilles objections l on a l'intelligence, quand on a le cœur, l on a la conscience, c'est perdre son j.
conscience d'un côté, la négation systéue de l'autre, il faut choisir, conque choisira la négation du sumaconstruira son positivisme sur ce qu'il 5 moins scientifique au monde : Le refus tiir compte d'wn fait évident, incontesuniversel: le fait de la conscience,
a plus. Vous qui niez le surnaturel pour