Hébreux, XH
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^oir, mais cela ne signifie rien ; la réon à fond n'est plus poursuivie, les îôtés de l'existence sont désertés ; on t plus ni contre soi-même, ni contre 3 ; on est en paix.
ascience chrétienne nous ôte l'oubli tiens, qui tient compagnie à l'oubli irs. Elle nous ôte cette sérénité païenne aux esprits que ne dévore aucune soif I. La grande lutte du dedans, la terrilupprimée chez eux. Elle revient avec ence. Avec la conscience apparaît le le trouble intime, le trouble salutaire; B sans lequel ce ne serait pas la peine letroubled'uneâmemal satisfaite, ceires ambitions, du travail, du progrès!
i bien ; ce trouble gagne de proche en î^amille, société, État, une fois les cons- •éveillées, rien n'y saurait échapper, iscience nous ôte cette liberté d'ine, très-vantée par les philosophes —
par plus d'un chrétienaussi — liberté à l'égard des tendresses, des déchirements, des larmes; soi-disant triomphes pour les uns de la sagesse, de la foi pour les autres, où l'égoïsme et l'oubli sont les vrais triomphateurs.
Elle nous ôte les joies non moins célébrées de la légèreté : la faculté de glisser sans s'y écorcher à travers les soucis et les douleurs : le talent de retomber partout et toujours du bon côté. Elle nous force à devenir sérieux, à prendre au sérieux notre vie, notre âme, nos affections, notre devoir.
Ah ! le devoir ainsi compris, que c'est gênant! Qu'il est fâcheux d'avoir à s'inquiéter du vrai et du bon ! Qu'il est fatigant de mener un perpétuel train de guerre! Qu'il est triste d'avoir du chagrin ! Qu'il est vexant de tourner le dos au succès ! Qu'il est désagréable de se trouver parfois seul de son avis ! Qu'il est dur d'avoir à soutenir de bonnes causes mal vues, et de pauvres gens calomniés !
On y perd beaucoup, beaucoup !
Ce n'est pas peu de chose, que ce que la conscience nous ôtel
Pense2-voiis qu^élle nous ôte tï^op?
N'ayez nulle crainte, elle nous donne bien plus.
Vous la trouvez gênante? je prétends qu'elle est commode. Oui, commode, j'emploie le mot exprès.
BrûleT ses vaisseaux, ne plus s'embarrasser que de ce qui est juste, ne plus regarder qu'à ce qui est droit, c'est se débarrasser des entraves, par conséquent de la contrainte : c'est recouvrer la liberté.
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maintenant, examinons un peu quels
nous fait la conscience.
ndépendance, le premier qui me vienne à
rit, n*est pas le moins excellent.
ja vérité vous rendra libres !» — « Si le
>rous affranchit, vous serez véritablement
sM »
s paroles du Seigneur se réalisent chaque
lomme que domine une conscience chréle, l'homme dont l'Évangile a fait un me de devoir, ne ploiera sous aucune ty- Le. Il ne craint qui que ce soit. Il a un re qui le dispense d'en avoir d'autres, anne l'opinion régnante, vienne le nomvienne le succès, l'homme de devoir res plus haut. Il est en sûreté. C'est un >art que la conscience chrétienne!
e me parlez-vous de menaces ou de pé-
vangile selon saint Jean, VIII, 34, 36.
rils? Quand le devoir a parlé, lui, tout est résolu.
Et voilà une âme libre. Voilà un caractère* Voilà quelqu'un.
La conscience enfante des énergies et des fiertés; elle enfante des courages.
«Le juste est comme un jeune lion S). — Avec la conscience, parce qu'il y a un devoir, le chrétien se jette à travers le fer, le feu des oppositions , à travers les bataillons des hostilités, des difficultés, des impossibilités, et les renverse. L'honneur, au sens sublime et vrai du mot, loge dans le cœur de cet homme-là.
La conscience nous donne le plein jour, elle met notre chemin au soleil, elle nous fait une vie claire, un but clair, des motifs clairs. Il y a plaisir, laissant de côté les bas-fonds et leurs brouillards : égoïstoe, intérêts mesquins, am-