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Proverbe, XXVHI, i

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Mtiotis vttlgaires et mauvaises, il y a plaisir à marcher ainsi, dans l'éclatante lumière du devoir

La conscience chrétienne nous donne nos bonnes indignations, nos bonnes colères.

On s'efforce aujourd'hui de nous les ôter. On opère de honteuses réhabilitations. On nous démontre que ce que nous avons justement maudît n'était pas si haïssable! que toutes les vilenies avaient leur raison d'être! que l'esclavage romain ne manquait pas de charme! que don Carlos donnait bien des embarras !

Mon sang bout dans mes veines! Grâce à Dieu, la conscience ne s'embésicle pas de ces verres-là. Elle a l'œil simple, souvenonsnous-en. Elle a son opinion faite sur les infamies sociales ; elle les condamnera, quoi qu'on dise, jusqu'au bout. Elle arrachera notre cœur à cette incapacité des nohJes révoltes, qui vient de ce qu'on analyse tout, de ce qu'on

dissèque tout, de ce qu'on prouve tout. Elle arrachera notre âme aux molles adorations du talent et de l'argent; elle la relèvera de ces lâches afMssements devant l'habileté et la réussite, qui leur livrent le ^ste occupé jadis par la vérité et par le droit.

La conscience^ qui nous a donné les beaux courroux, nous donnera les joies, des joies spleadJd<ei6 et £>rt«6.

Quelle joie, d'upp^tejo^ à lajustice ! iâiaalie joie, de ftiira son d^voirJ Quelle joi^, d'aipaer ce qui est bon, ce qui ^ vrai, ce qui va haui j Quelle joie, de sentir vibrer ea soi toutes h^ grandes causes, toutes, saas axceptioal

Et quelle joi^ d'adflwer j En »aêi»e t^^a^ que no& belles ûidignationf , «u^s belles admirations s'en étaient allées; la congfîieAce les jmmènera.

La €onâciencey43et intr^de délense^nr 4e la vérité, ne renonce pas à reconnaître le bien.

chez les adversaires, où qu'il soit. Elle ne se sèvre pas du bonheur de le saluer partout.

Entre adversaires consciencieux, d'ailleurs, n*y a-t-il pas quelque chose de commun : la conscience? Ne l'avons-nous point dit? Tous ceux qui appartiennent à la conscience ne se sentent-ils pas rapprochés par ce grand trait d'union, en attendant mieux?

Je n*en ai pas fini avec les dons de la conscience. Elle nous donne, chose étrange! le succès. La conscience accepte les revers; la conscience, plus souvent qu'on ne croit, rencontre le succès.

On pourrait publier un livre intitulé : Ficiaires et Conquêtes de ia conscience.

Si nous faisions le compte des grands triomphes, je veux dire le compte des grandes idées qui ont transformé le monde, nous trouverions, engagés à leur service, bon nombre de vaincus, de proscrits, de méprisés. Le mépris

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a passé, la vérité est restée. C*est qu'en définitive, préférer la vérité au succès, c'est le seul moyen de remporter des succès véritables.

Les serviteurs de Tévénement restent frappés d'impuissance ; les serviteurs de la conscience exercent une influence profonde sur ceux-là mêmes qui les ont repoussés avec le plus de passion. Si la conscience était un calcul — mais alors, elle cesserait d'être — la conscience deviendrait le calcul par excellence. Rien ne l'égalera pour réussir.

Une philosophie superficielle de l'histoire nous raconte les triomphes de la méchanceté, delà ruse, du mensonge; elle nous dit qu'on ne gouverne les hommes que par le mal ! Regardez-y mieux; derrière cette succession de batailles gagnées, vous verrez venir la grande armée des idées vraies, qui font leur chemin, toujours battues, et toujours victorieuses.

Par delà l'histuire des faits, il y a l'histoire

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de Dieu. Par delà l'histoire que rhotnme ébftU-che, il y a celle que DieU écrit.

Si vous voulez des places, ce qu'on appelle 1 une position ; lâiâ&èÉ là votre conscience, elle ne Voua les dôniiéra pas. Maiis si, au lieu des petiteii ambitions, Voué avez la grande; si VOUS voulez servir la Vérité, obéir aU devoir, être partout et toujours Thommé de voâ conVlo»

tions ; la conscience voué donnera cela.

Yoils trouvez le âort tnesquin! VotisJ voué trompez.

Un homnie de eonscience, tfeôt une force.

A sa rencontre on frémit, mais on se range.

On le redoute, maîd on compte avec lui. Où sent d'instinct que le respect du devoir est une puissance, et qu'aucune habileté ne la vaudra*

Tout bien pesé, c'est l'obéissance au devoir qui classe les hommes.

S'agit-il de carrières, de carrières vraiment

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élevées? La conscience vous les ouvrira. A son contact, toutes les carrières s* ennoblissent.

tJn négociant consciencieux a devant lui la loyauté, la générosité. tJn médecin consciencieux sent bien que ce n*est pas seulement pour écrire des ordonnances qu'il visite tant d'êtres souffrants; secours, sympathies, consô* làtions suprêmes, voilà ce qu*il a devant lui. Un ouvrier consciencieux a devant lui des compagnons dô travail, Il a un cœur pour les comprendre, il a des bras pour les aider. Le ciel, par conséquent l'infini, met ses profondeurs à tous les horizons.

« Personne ne nous alôués U ï> — Avec la conscience, jamais vous ne pousserez un tel cri*

La conscience vous prend à louage, non Vers la onzième heure, mais de la première à la dernière. Laîssez-la faire, vous ne vous re* poserez que le soir.

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