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Leë jargons, le sérieux gourmé dés paroles, leà raideurs de la ternie, l'expression compo* sëe de la physionomie, le calcul au lieu de la spontanéité^ le factice au lieu dii naturel, Tu^ niformé en un mot, tout cela inquiète la cons^ dence et lui déplaît parfaitement.

Elle aspire à la droiture partout : dans les actes, dans le langage, dans les regards, dans le son de la toix, dans les gestes, sur les vi* sages, pour la forme et pour le fond. Elle veut qttë lious soyons nous-mêmes^ et non pas une des mille photographies tirées d'après le modèle convenu.

L'affectation n'est pas de l'hypocrisie si vous Voulez, elle n'est pas du mensonge non plus, elle est encore moins la térité dans sa can« deur.

Ovi h la «oiiscience, il faut la vérités

îiots fi Un fait prépare la crise. Le grand fait^ en

[•tu duquel les atteintes à la conscience

it bien plus graves , bien plus générales

plus dangereuses qu'elles ne l'étaient au-

ifois : le fait du nivellement.

Le nivellement démocratique qui met toutes

oses à la portée de tous, qui place tous les

)rits en face de toutes les négations, de

ites les ambitions, de toutes les corruptions,

iroduit ce résultat : que les incrédulités, ja-

; le privilège des classes privilégiées, que les

petits, que les vices renfermés dans la

ute région — plus gâtée peut-être alors

'elle ne l'est aujourd'hui — se répandent

tintenant partout.

[1 y a nivellement dans la conception et dans

pratique du mal.

[1 y a effondrement des vieilles croyances

réditaires.

L'ébranlement est tel, qu'on rencontrerait

ficilement son pareil dans l'histoire, depuis

ius-Christ jusqu'à nous.

^ux heures les plus sombres du moyen âge,

X jours de triomphe les plus subversifs de la

naissance, au moment où s'épanouissait le

is insolemment cet athéisme du xviii* siècle

i n'atteignait guère que les sphères let-

es, on comptait encore un très -grand

mbre d*hommes croyant. Le gros de la na-

tion n'était pas empoisonné ; une sorte de foi traditionnelle, un reste de christianisme soutenait et vivifiait les consciences. Aujourd'hui, nous assistons à une débâcle.

Débâcle prodigieuse dans les pays catholiques et latins.

Ceci est un événement gigantesque. Des couches entières de la société, des nations entières se détachent du catholicisme qui s'écroule — moralement, entendons-nous — et l'écroulement du catholicisme entraîne avec lui la ruine de toute religion dans les pays latins <.

De là, pour les consciences, un danger inouï. Dégoûtées de la tradition romaine, les consciences ont beaucoup de peine à en séparer l'Évangile, que la tradition romaine a défiguré. Il leur faudrait un viril effort, il faudrait un réveil puissant des âmes pour retrouver le vrai christianisme au milieu des ruines, pour le dégager et pour le ressaisir. Or, la conscience individuelle, que le catholicisme a paralysée, ne se retrempera pas dans l'incrédulité.

1. Notre rationalisme protestant marche dans le même sens; mais il rencontre devant lui le solide rempart des Églises chrétiennes indépendantes ; il s'y brisera.

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Et voilà pourquoi U oathoUcisme, qui fftta-^ Ipment, inexorailQmentf h mesure que se développent les intelligences et qu^ s'édo-irent les esprits, mène au douta, mène k la légation; voilà pourquoi le catholicisme, ce sfpîdisant gendarme des sociétés, en est le révolur^ tionnaire, ce ponservateur de la fQi en es| le destructeur l

S'il s'agit de politique, nous a?si«tous|i un© démoralisation non moi»B générale*

La corruption de^ conscience^ étalt^ pougséç très-loin autrefois. Je ne le nie pas.

L'Angleterre de Walpole, la France du Régent, la Russie de Catherine II, l'Allemagne des petits princes qui copiaient les viçeg d@ Versailles, l'Pspagwe d'Albéroni et de la prinr cesse des Ursin^, nous offrent le çpeetaçle parfaitementrépugnant de la haute poumtuw des hautes classes au pouvoir,

Mais, dans ce moment-ci, le nivellement de?

droits politiques opère le nivellement des corif ruptions politiques. Ton» étapt mêlés aux af-» faires de TÉtat, tous rencontrent les tentations qui s'y rattachent, et tous y cèdent, du plus au moins.

S'agit-il d'opérations financières? Les vieiUôi

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