CE QUE LA CONSCONCB OPPOSE, ETC
longtemps, dans tous les alambics de la philosophie matérialiste, on s*est efforcé de transformer les instincts en morale et les intérêts en devoirs. On a eu beau faire. Jamais ni la morale, ni la conviction personnelle de devoir ne sont sorties des récipients où Ton avait versé des montagnes d'intérêts publics et privés.
Voici la corruption; voici la douleur; voici la mort. Que nous dit le matérialisme et que nous dit la conscienoe ?
Mourons-nous tout entiers? Nos bien-aimés meurent-ils tout entiers? Au bord de cette fosse qui s'ouvre, nous résignerons- nous à croire aux évolutions de la^ matière, à la destruction finale de ce que nous avons chéri et qui va entrer dans des combinaisons nouvelles? Ce qui a aimé, ce qui a pensé, ce qui a prié, ce qui a pratiqué te bien, tout cela, ét6dtce la matière?
Un cri de notre wûsoience a répondu! Riea
[;ONSCIENGB
matière, rien de tout cela ne maisons delà matière ; tout le Dieu, du Dieu vivant, perîeau de la création intellirnaturelle ; pas une faculté me tendresse de notre cœur
et le jour où nous parvienslader le contraire, nous feïlare, de ne plus penser, car int au néant serait de toutes
vaine; nous ferions bien 3ir, avec Téternelle destrucir serait, de toutes les trome, de tous les mensonges
tre conscience est là. Elle affirme l'éternité, elle ap- A rédemption. En présence lorale, du péché, de la dou- )S faits les plus universels, i, et les plus scientifiques;
elle nous interdit de mettre en doute le surnaturel ; elle nous montre Taffreuse inanité de ces crédulités incrédules qui prétendent ne croire que ce qu'elles ont vu, et qui débutent par deux absolu : Croire ce qu'elles n'ont pas vu, nier ce qu'elles voient *.
Notre Conscience ne fait pas meilleur parti aux doctrines déistes qui conservent l'âme, maintiennent Dieu, reconnaissent la création, veulent la morale, et tolèrent même un peu d'Évarîgile, pour assaisonner le tout; mais qui nient absolument l'action directe, vivante, quotidienne et indépendante de Dieu, sur les affaires de sa maison.
!• Dès l'instant où vous arriveriez à ne croire que ce que vous voyez, c'est-à-dire ce que vous touchez, je vous plaindrais profondément. Ce que vous ne voyez pas, ce qu'on ne peut toucher de ses mains ni examiner au microscope, c'est la morale, la justice, le droit, la liberté, le devoir, les affections, l'âme. Ai-je vu l'intelligence? Ai-je vu cette raison au nom de laquelle on nie èe'qui n'est pas elle? On ne les voit pas plus qu'on ne voit la conscience ou l'esprit.
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•VOUS à croire en un Dieu qui a été ur, qui le lendemain a cessé de isonné dans sa propre œuvre, pases propres lois? Ma conscience; ae à la pensée de ce Dieu-là, qui [ui n'aime pas, qui ne s'émeut pas, i^èle pas. Elle découvre une contra- [uante entre l'idée même de Dieu; de l'Être puissant, bon, saint, mi- : et libre, entre l'idée du Père cé^ aot ; et la théorie d'un Dieu immo* ible, enchaîné, d'un Dieu sans eniDieu qui voit souflFrir, qui entend itend pleurer, qui entend crier ses t qui, pas une fois, ne leur tendra
savez donner de bonnes choses à , combien plus votre Père qui est
ûon saint Matthieu, VU, H