‹ La conscienceChapitre 9 sur 54 · L*HISTOIRE NOUVELLE ÙES RELIGIONS · texte numérisé non relu

L*HISTOIRE NOUVELLE ÙES RELIGIONS

Et VOUS le déclarez sérieusement; et vou3 le propagez ; et cela s'accepte ! Et ces satur* nales du ciel, ces fanges divines, quand vous nous avez expliqué qu'elles sont une légende populaire^ que cette légende est sortie d'une allégorie, que l'action, que le mélange, que le mariage des éléments étaient représentés par de telles turpitudes, vous croyez les avoir justifiées! Belle excuse pour une religion!

Belle excuse pour une morale ! Les peuples voient ce qu'ils voient, ils entendent ce qu'on leur dit.

Je reconnais les beautés des poëmes indous, j'admire les nobles traits de la vie de Bouddha j toutefois, ma conscience ne me permet point d'oublier ni quelles folies dégradantes altèrent ces beautés, ni quelle étouffante étroitesse, ni quelle soif du néant sont venues gâter cette noble vie.

En définitive, lorsqu'on m'invite à contem-

^ Védas ridéàl de la religion et de la e puis m'empêcher dépenser que, aétaphysique et morale a de tout lies rues, comme on Taffirme, elle nnueparles philosophes les plus Grèce et de Rome. Or Platon, montrer une société parfaite, me famies de sa République; or Cicéant ce qu'il fiaut penser de la vie trouve guère qu'une brumeuse mettre devant mes douleurs, ice de tels faits, vous osez nous vangile, c'est ce qu'on avait tou- Explîquez-nous alors pourquoi, paru, il a semblé si nouveau, si scandaleux? pourquoi ce trouble rquoi l'histoire coupée en deux?

qu'une révolution immense s*est et que les temps modernes en sont

ô question : D'où vîrat que cette

l'histoire nouvelle des religions 47

Révélation, semblable à toutes les révélations précédentes, satisfait les besoins que nulle religion, que nulle philosophie n'avait contentés avant elle: besoin de pardon, besoin de relèvement, besoin de sainteté, besoin de vérité? D'où vient que tous ceux qui ont rencontré les autres religions, qui ont réellement accepté celle-ci, ont reconnu le sens profond de la parole : « Celui qui boira de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus soif; en lui naîtront des sources vives qui jailliront jusque ^Qjïs la vie éternelle * » ?

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