‹ La ConscienceChapitre 105 sur 114 · Le ministre, Karl · texte numérisé non relu

Le ministre, Karl

LE MINISTRE

Il aime la comtesse Sophie?

KARL

Ah ! vous ne pouvez croire à une pareille impudence, n'est-ce pas, monsieur? La comtesse Sophie, une fille noble, titrée, riche, que vous avez traitée comme votre enfant, c'est à elle qu'il s'adresse, c'est elle qu'il aime.

LE MINISTRE

Stevens!....

KARL

Non-seulement il l'aime, mais il en est aimé.

le ministre , sonnant à gauche.

Stevens! (A Meyer qui entre.) Stevens, appelez Stevens !

MEYER

A l'instant, monseigneur.

LE MINISTRE

Non , restez ; c'est à la comtesse Sophie de me répondre.

MEYER

Pardon , monseigneur, les personnes que vous attendez de Manheim....

LE MINISTRE

Sont arrivées, c'est bien. (Meyer sort, le ministre à Karl.) Ce que vous m'avez dit de Stevens, monsieur, je ne le crois pas, car si cela était, car s'il aimait la comtesse Sophie, surtout s'il était aimé d'elle, ce Stevens que vous accusez et que moi je soupçonnais, ce Stevens serait le plus honorable, le plus noble, le plus généreux des hommes, car ici, tout à l'heure, à cette place, il m implorait pour un autre , il me demandait la main de la comtesse pour vous, son ami.

KARL

Lui, Stevens!

LE MINISTRE

Attendez-moi là, monsieur. [Il sort vivement par la gauche.)

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