‹ La ConscienceChapitre 11 sur 114 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

RUHBERG, FRÉDÉRIC.

RUHBERG.

Ah! bonjour, monsieur Frédéric; je m'attendais à la visite de votre père, mais pas à la vôtre, et l'inattendu de votre présence me ia rend plus agréable encore.

Frédéric , lui prenant la main.

Fot-ce bien vrai ce que vous me dites là, monsieur? ou bien usez-vous à mon égard d'une de ces phrases banales, dont on manque, vis-à-vis des indifférents, le vide de la pensée et du cœur?

RUHBERG.

Je vous dis la vérité, monsieur, je vous aime et vous estime. Quelle cause vous amène?

FRÉDÉRIC

Ce n'est point une cause ordinaire , monsieur.

RUHBF.RO.

En effet, vous paraissez ému.

FRÉDÉRIC

Plus qu'ému, monsieur, troublé.

RUHBERG.

Que craignez-vous donc?

FRÉDÉRIC

Une réponse défavorable à une demande que je viens vous faire.

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