SCENE VII
les mêmes, CHARLOTTE'.
CHARLOTTE
Vous saviez? Quoi donc?
RUHRERG.
Tu nous écoutais?
charlotte, baissant les yeux.
Non : mais en m'entendant nommer....
RUHBERG.
Pourquoi ne m'avoir rien dit de cet amour, ma fille?
CHARLOTTE
Depuis quelque temps vous étiez si triste , si abattu.
RUHRERG.
L'aimes-tu comme il t'aime?
CHARLOTTE
Je ne sais comment Frédéric m'aime , mais ce que je sais c'est que je l'aime tendrement.
ruhberg. prenant la main de Charlotte.
Et vous vous connaissez bien l'un et l'autre?
FRÉDÉRIC
Votre bénédiction, mon père.
ruhberg, prenant la main de Frédéric.
Réfléchissez à mes paroles, je ne vous demande pas si vous vous aimez : je vous demande si vous vous connaissez. Je ne désire pas savoir si votre amour existe, je désire savoir s'il durera.
FRÉDÉRIC
Je réponds du mien , car il repose encore moins sur la beauté de Charlotte que sur l'estime que je fais d'elle.
j, Frédéric, Ruhberg, Charlotte.