‹ La ConscienceChapitre 14 sur 114 · ACTE 1, SCfcNE VII · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCfcNE VII

CHARLOTTK.

Mon père, au delà de l'époux, jo vois l'ami, et lïmi pardonnera ses faillisses à la meilleure des amies.

R11HBERG.

Vous le voulez, Dieu le veuille. Frédéric, tu esl'homme. c'est-àdire la force. Songe bien que les labeurs et les souc/s de l'existence te regardent : quan'l tu les auras supportés to-de la journée, secouées à la porte commef.it un peleiin de la poussière de la route, et rentre joyeux à la maison. Respecte l'âme de l'épouse et de la mère, quand même elle n'aurait plus ce lard virginal que tes lèvres eflaceront un jour de la joue delà jeune fille. Sois maître toujours, jamais tyran. Ordonne, ne torture pas. — Charlotte, tu es la femme, c'est-à dire la faiblesse, mais en mêuv* temps I»' charme de la maison. Après les soucis et les labeurs de 1 existence, que ion époux trouve en toi la tendresse qui console de toutes les peines, la gaieté qui les fait oublier. Ces devoirs vous seront toujours chers? Vous le promettez l'un et l'autre?

FRÉDÉRIC

Toujours, mon père.

Toujours.

RUHBERG.

Alors ombr;<ssez-vous, vous avez ma bénédiction; je demanderai pour vous celle de votre mère. Je l'attends. Laissez-moi avec elle , j'ai à lui parler de choses qui, si elles étaient, dites de\ant vous, mes enfants, attristeraient vos pauvres cœurs. Pas d^ nuages pour vous, s il est possible. d;ms un jour comme celui-ci; allez.

(Frédéric et Charlotte remontent vers le jardin, là, Charlotte n'arrête . puis elle revient se jeter dans les bras de son père et sort avec Frédéric.)

scèm: vin.

RUHBERG, MADAME DE RUHBERG r

madame de ruhberg , venant de la porte à droite. Charlotte avec M. Alden !

ruhberg , l'invitant à sasseoir.

Je vous expliquerai cela tout à l'heure, madame; venez, j'ai à vous parler.

madame de ruhberg2.

Comme vous me dites cela graveimnt, mon ami. ruhberg, prend une chaise au fond.

C'est que j'ai à vous parler de choses graves.

i. Ruhberg, Mme de Rnhberg.

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