‹ La ConscienceChapitre 70 sur 114 · LE MINISTRE, LOUISE · texte numérisé non relu

LE MINISTRE, LOUISE

Viens , mon enfant , viens !

LODISE.

Mon cher oncle. [Le ministre V embrasse.)

LE MINISTRE

Comme cela s'épanouit, ces fleurs de jeunesse et de beauté! et cependant tu mènes une vie triste , n'est-ce pas, chez ton vieil oncle ?

LOUISE

Moi! Et à quel propos me dites-vous cela? Quelle vie est plus heureuse que la mienne, tout ne vient-il pas au-devant de mes désirs. Une seule chose me manquait, une amie, mais vous qui comprenez tout, vous avez deviné ce besoin de mon cœur.

LE MINISTRE

Oui, et j'ai fait venir Sophie, une fille adoptive, n'est-ce pas?

LOUISE

Et elle a été bienvenue !

LE MINISTRE

Tu l'aimes donc?...

LOUISE

Comment ne l'aimerait on pas ? Il et vrai que j'aurais pu être envieuse en voyant près de moi une personne si parfaite , mais vous le savez, mon oncle, j'admire et je n'envie pas.

LE MINISTRE

Alors tu es contente d'elle ? cela me fait plaisir. D'ailleurs, il me semble, à moi aussi , que c'est une charmante personne.

LOUISE

Si charmante et si bonne, que je suis toute triste en pensant qu'il faudra un jour me séparer d'elle.

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