LE MINISTRE, LOUISE
Viens , mon enfant , viens !
LODISE.
Mon cher oncle. [Le ministre V embrasse.)
LE MINISTRE
Comme cela s'épanouit, ces fleurs de jeunesse et de beauté! et cependant tu mènes une vie triste , n'est-ce pas, chez ton vieil oncle ?
LOUISE
Moi! Et à quel propos me dites-vous cela? Quelle vie est plus heureuse que la mienne, tout ne vient-il pas au-devant de mes désirs. Une seule chose me manquait, une amie, mais vous qui comprenez tout, vous avez deviné ce besoin de mon cœur.
LE MINISTRE
Oui, et j'ai fait venir Sophie, une fille adoptive, n'est-ce pas?
LOUISE
Et elle a été bienvenue !
LE MINISTRE
Tu l'aimes donc?...
LOUISE
Comment ne l'aimerait on pas ? Il et vrai que j'aurais pu être envieuse en voyant près de moi une personne si parfaite , mais vous le savez, mon oncle, j'admire et je n'envie pas.
LE MINISTRE
Alors tu es contente d'elle ? cela me fait plaisir. D'ailleurs, il me semble, à moi aussi , que c'est une charmante personne.
LOUISE
Si charmante et si bonne, que je suis toute triste en pensant qu'il faudra un jour me séparer d'elle.