TROISIÈME PARTIE
corps, qui, n'étant pas actif par lui-même, n'é- d tant pas la cause de ses propres mouvements, t ne peut être confondu avec le moi. |i
Je sais que je suis une force dont toute Tes- b sence est d'être lit)re.
Cette connaissance me suffit pour me cqd- Il duire. Le devoir et le droit ne sont-ils pas les i deux mots qui expriment les deux faces de ma i destinée? Le devoir et le droit ne sont -ils pas la règle de la personne et de l'espèce? La justice n'est-elle pas l'idéal des individus et des sociétés? La liberté n'est-elle pas le moyen qui nous est donné pour réaliser la justice?
Il semble que je doive être satisfait. Concevoir Tordre absolu, pouvoir participer, par cet effort de la liberté, qui s'appelle la vertu, à la réalisation de l'ordre, n'est-ce pas un partage assez noble pour une créature d'un jour? Que puis-je demander encore?
Et cependant, cette certitude ne me suffit point. Je ne suis pas satisfait. C'est en vain que les stoïciens de l'ancienne Rome me crient que la vertu trouve sa récompense en elle-même et que celui-là est heureux qui vit conformément à l'ordre. Je sens au fond de moi-même s'agiter