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PRINCIPES: MÉDIATS DE L'AGTE VOLONTAIRE. 1449
ent se fait cette communication d’ idées ou de volonté? Comment s'opère cette transmission de vie? La puissance de communiquer le mouvement à l’esprit et au cœur, de faire naître une pensée dans l’entendement, une émotion dans l’âme, voilà ce qui caractérise l’orateur. Mais pour transmettre le mouvement, il faut l'avoir. Il faut’ qu'il y ait quelque chose dans sa poitrine qui batte, se remue, fasse vibrer son âme, excite son intelligence et lui verse cette lumière qui se transforme en paroles, lesquelles illuminent à leur tour d’autres esprits, et se répandent pour ainsi dire en eux en pluie de clartés. Qu'est-ce qui fait que l'émotion de l’orateur anime ses paroles, et par elles va retentir en ceux qui l’écoutent, comme physiquement, dans les sphères placées concentriquement lune à côté de l'autre, l’impulsion donnée court jusqu’à la dernière, laquelle fait un écart égal au choc reçu par la première. D’où vient que sa voix, là comme dans les boules intermédiaires, transmet cette animation, et, entrant dans les esprits par l’ouïe, y produit un certain choc spirituel ou moral qui excite une émotion semblable à celle qu’il éprouve ?
Cependant, sous un certain rapport, l’action de Dieu sur l’âme est plus facile, je ne dirai pas à expliquer, mais à concevoir ; car Dieu étant un esprit pur, universel et présent partout, comme son idée l’implique, il est et agit dans tout ce qui existe, et rien n'échappe à son regard non plus qu ’à sa puissance. Puisque sa parole a tout fait de rien par sa seule vertu, elle doit aussi atteindre incessamment tout ce qu’elle a fait, et y persister, pour le maintenir et le conserver. En tant que créateur et conservateur, Dieu communique nécessairement par le fond avec ce qu’il a produit. Il faut done qu’il soit toujours dans un rapport intime avec notre être dont
“notre âme une communication es + j oserai dire de substance à substance. Les autres êtres, quels qu'ils È È soient, lui sont toujours extérieurs et ne la touchent 7 que par le dehors. Mais Dieu agit par le dedans, au fond ds ‘même, dans son essence. k ‘ Bour mieux comprendre cette vérité, représentons= nous l'effet dans son rapport avec sa cause. Il est évi- dent que l’effet tient radicalement à sa cause, puisqu'il | en est la projection, la prolation, et qu’un lien vivant les attache l’un à l’autre«C’est par là que s'opère leur communication, et par cette communication intime . tous les effets sont soutenus, nourris, vivifiés. Aussitôt que la cause cesse d'agir sur les effets, ceux-ci sont en souffrance; car ils ne reçoivent plus l’influence qui les a posés, et qui est nécessaire à leur subsistance. ; Or, relativement à Dieu, l’auteur de notre être, nous sommes des effets. [1 nous a posés, et il nous conserve ; par conséquent nous ne sommes que par sa puissance créatrice, et nous ne durons que par sa puissance conservatrice. Par ce rapport de cause à effet, par ce commerce vivant avec Dieu, nous avons l'être, la subsistance et la persistance. Aussi Dieu est-il le seul qui ait la clef de notre âme et qui doive l'avoir, et ilserait trés-malheureux qu’une créature parvint à la soustraire, # comme on dit que Prométhée réussit à dérober le feu du ciel. Mais elle ne l’aurait jamais entièrement; caæril © est impossible à à une créature de dominer une autre créa= | . ture jusqu’au fond. Même dans les affections les plus intimes , les plus exaltées, les plus envahissantes, il ya. toujours une réserve, et comme une encein(e secrète où | la créature n’entre pas; il y a toujours un for intérieur
Ru qu'a aucune influence créée ne peut pénétrer, qu'aucune violence, même d'amour, ne peut forcer. Dieu seul Y réside; c’est le sanctuaire de l'âme, dont il a seul l’accés, où lui Soul doit être adoré et aimé. Là se trouve, dans la voix de la conscience, l'autorité dernière don on n’appelle plus ; c’est le saint des saints où Dieu rend ses oracles, quand il lui plaît. Là aussi est la religion par excellence, le culte le plus agréable à Dieu, quand, le trouvant dans son cœur, au fond de son être, on sait l'y adorer, suivant la parole de Jésus-Christ, en esprit et en vérité. Il viendra un temps, disait le Sauveur à la Samaritaine, où Dieu ne voudra plus qu'on l'adore, ni sur le mont Garizim, ni à Jérusalem : Regnum Dei intra vos est, le royaume de Dieu est au fond de votre âme. Oui, c’est là, dans ces profondeurs mystérieuses que Dieu habite, c’est là qu’on le trouvera si on sait le chercher. Il y est toujours, il ne peut pas ne pas y être, parce que là est la base de notre existence, appuyée sur Dieu, l'Étre des êtres. Donc il s’y opère une action divine incessante, imévitable au méchant comme au bon, à l’impie comme au juste. Dieu s’y fait nécessairement sentir, terriblement à celui qui est en guerre avec lui, avec douceur et suavité à l’âme qui lui est volontairement unie. De là les délices de l'amour divin, qui sont inénarrables, et qui renferment, comme dit saint Paul, des mystères du troisième ciel, des choses ineffables, qu'il est impossible à la parole humaine de manifester. L'action de Dieu sur l’âme, par laquelle 1l lui communique gratuitement ses dons, s'appelle du nom général de gréce. Ainsi la création de l’homme, les facultés dont sa nature est douée et son incessante conservation par la Providence, sont des grâces. Mais on désigne plus particuliérement par ce mot les dons surnaturels que
PRINCIPES MÉDIATS DE L'ACTE VOLONTAIRE
| GHAPITRE VI ,
Dieu accorde aux oo dans l’ordre du lue DE 2 E
comme moyens de les faire participer à la gloire du ciel
et à l’éternelle vie, divine consortes nature, dit saint
- Pierre dans sa deuxième épitre. | . Or, par sa grâce Dieu peut agir sur notre volonté - d’une manière profonde et puissante, sans même que = nous le sentions et le sachions autrement que par ses effets. Ainsi tout d'un coup nous sommes portés à agir,
quand nous ne l’étions pas tout à l'heure, ou encore
nous sommes brusquement entraînés dans un sens, quand nous voulions aller dans un autre.
Cette grâce, qui saisit ainsi notre volonté hésitante, ou qui la retourne et la ramène au bien, s'appelle la grâce actuelle. Elle est, comme dit la théologie, un don surnaturel de force ou de lumière, par lequei Dieu éclaire l’entendement, fortifie la volonté, l'anime, la transforme, quand, dans les desseins de sa sagesse, il veut la pousser à quelque chose pour sa gloire ou le salut des âmes.
Dieu agit donc sur l’âme de deux manières, ou par sa lumière en éclairant l'esprit d’une clarté surnaturelle, et nous révélant ainsi des choses que naturellement nous ne pourrions connaitre, ce qui arrive par la foi ;
ou bien par sa puissance, par une vertu secrète, une
Torce cachée qui nous rend capables de faire ce que nous n’aurions pu par les seules forces de notre nature : par exemple, un grand sacrifice, le sacrifice de notre vie, … dé notre volonté par le vœu d’obéissance, celui de nos.
instincts, de nos penchants, de la concupiscence char-
nelle par le vœu de chasteté, ou le sacrifice de notre.
ambition et de notre avarice par le vœu de pauvreté, Aucun homme n’est capable de tels renoncements par sa propre force. Ce sont les instincts les plus violents , les
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tendances les plus vivaces de la nature humaine qu'il
s’agit de fouler aux pieds, d’immoler, pour les faire liner. en les transformant, dans un instinct supérieur, dans une aspiration plus haute, où notre vie tout entière . se porte vers Dieu. Il faut donc qu’une force surhumaine soit donnée alors à la volonté, et de même que pour les vérités surnaturelles, qui dépassent les limites et les puissances de la raison, nous avons besoin d’une lumière surnaturelle, je ne dis pas pour les comprendre, mais au moins pour les concevoir et y adhérer par le consentement de l'esprit et du cœur; ainsi pour la pratique des vertus surnaturelles, parallèles à la science révélée, il faut quelque chose de plus puissant que notre volonté propre, une force nouvelle qui vienne se surajouter à la nôtre, et qui nous rende capables de les exercer dans leur perfection.
Si nous voulons savoir comment cette action de Dieu peut pénétrer une àme et la changer tout à coup, regardons saint Paul renversé sur le chemin de Damas. Cest exemple le plus admirable d’une conversion soudaine. Paul allant dans cette ville avec une commission des princes des prêtres pour saisir les chrétiens, les charger
de fers et les conduire à Jérusalem, Paul le persécuteur le plus déclaré du christianisme naissant, le voyez-vous au milieu d'une troupe armée, sur le chemin de Damas,
ne respirant que menaces et meurtre contre les disciples » de Jésus, et se réjouissant sans doute de satisfaire plei- nement cette fois contre les ennemis de Jéhovah et de . Moïse son zèle et sa haine de pharisien, dont il avait montré les prémices en gardant les vêtements des bour- reaux de saint ne. Tout à coup il est environné d’une lumière céleste qui l’abat, le terrasse, et il entend une voix qui lui dit : « Saul, Saul, pourquoi me persé-
om » RTS, rennt et re ILE: “ «Seigneur que Voulez-vous que je fasse?» Et la voix Jui pond : « Lève-toi, entre dans la ville, et Bil te . sera dit ce que tu dois faire. » Alors Paul se releva, et ayant les yeux ouverts, il ne voyait pas: on le traina . par la main jusqu’à Damas. L'action de la grâce illumine son esprit et brise sa volonté, il est renversé dans son âme comme comme dans son corps, et de persécnteun. 1l devient apôtre.
Mais ce coup de la grâce a-t-il détruit [x liberté de Paul? Non, sa liberté subsiste, elle s'exerce et se rend par cette parole : Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? Lui qui tout à l'heure persécutait Jésus-Christ et voulait exterminer ses disciples, le voilà maintenant | qui prend ses ordres et se déclare son serviteur. La grâce divine, qui s’est emparée de cette âme, ne lavio= lente pas ; elle se rend volontairement. Car Paul s’écrie: Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? Il avait le droit … de consentir et même de résister ; car quelle que soitla vertu de la grâce, l'éclat de la lumière et la plénitude de sa force, elle ne peut nous contraindre. Elle nous # persuade, nous excite et nous pousse ; mais, comme nous “4 le verrons plus tard, il y a toujours au fond de nous quelque chose qui éut se donner ou se refuser. L'ac " cord de la volonté avec la grâce est un grand problème M que nous retrouverons quand il s'agira d'examiner ce 4 - qui peut affaiblir et même détruire le volontaire et le © … libre. En ce moment je constate seulement cette in- fluence suprême qui agit sur l’âme, alors qu'elle y pense le moins, de la manière qu’elle comprend le moins, etje constate que cette force surnaturelle peut changer sou=
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sd ainement nos résolutions, en nous faisant voir ce que
. nous n’apercevions pas, et vouloir ce que nous ne vou- ; lions pas. Au reste, on pourrait presque dire de la grâce, si jose employer cette comparaison, ce que l’on a dit de l'empire des femmes, Sans commander expressément, elles ont souvent le talent de faire vouloir à leur époux et maître à peu près tout ce qu’elles veulent. C’est un
don merveilleux, car le moyen qu’elles emploient pour obtenir un pareil résultat ne détruit pas la liberté de l'époux qui, en définitive, veut ce qu’on lui fait faire. L'essentiel est de le faire vouloir, C'est la vraie manière de dominer, c’est la vraie puissance, la puissance mo-
rale, spirituelle, la vertu de la persuasion. Nous autres
hommes, nous y allons plus rudement, et quand nous sommes à bout de raisons, nous discutors les poings fermés ou l'épée à la main, et alors nous l’emportons par la contrainte et d’une manière brutale en violentant la liberté d'autrui. La femme, au contraire, fait vouloir
ce qu’elle veut, elle sait s'imposer par la douceur et ré-
gner par la grâce, elle gouverne par l'imsinuation. Ainsi l’action de Dieu est une influence spirituelle, une puissance morale, laquelle, si irrésistible qu’elle soit, ne violente jamais, et qui a toujours besoin, dans l’ordre des choses humaines, du concours actif de la volonté de l’homme pour accomplir ses desseins et réali
… ser ses volontés. Autrement l’homme ne serait plus un
homme, il ne serait qu'un organe inerte, inintelligent « et impuissant des volontés de Dieu. Il cesserait d’en être l’image.
La liberté morale est une vérité dogmatique, affirmée par la parole révélée : M et définie par l'Église. — Klle est démontrée philosophiquement par … l'observation psychologique ou le témoigriage de la conscience, par le 4 consentement général des peuples, par les institutions religieuses et civiles, par le but et les moyens de l’éducation. —- Sans B Hiberté 4 morale, la société est absurde et impossible.
Je passe à la considération de /a liberté morale, cause L principale et directe des actions humaines. C'est un « grand sujet, où beaucoup de questions ont été soulevées, beaucoup de controverses agitées, beaucoup de lumières " et de ténèbres répandues. Nous nous efforcerons d’écarter les ténèbres et de présenter la lumière. Cependant M qu’on ne croie pas que cette question soit si difficile. Elle n’est après tout qu’une question de fait. Or, tout 4 fait peut se constater, il y a des moyens de le vérifier, et 1l offre toujours cet immense avantage que s'il est constant, quels que soient les raisonnements entassés contre sa réalité, quel que soit l'appareil d’argumentation dont on entoure sa discussion, un fait reste un fait, et par conséquent la force probante des raisonne- «
ments les plus démonstratifs vient échouer devant ka.
se et l'évidence de ce qui est. .
Qu'on n'oublie pas, et j'espère ne pas le faire oublier, que nous faisons ici de la théologie. Donc, comme théologien et en même temps comme SRbso ol cequine s’exclut pas, nous avons à prouver la liberté de deux
ob théologiquement et philosophiquement. Dans le premier cas, il suffira de montrer que la liberté . morale est parfaitement établie par les saintes Écritures et les définitions de l'Église. La liberté morale, qui est un fait pour le oban he est un dogme pour le théologien; car il y a des dogmes qui sont à la fois prouvés par la raison et révélés par la parole divine. | Ainsi l’existence de Dieu est démontrable par le raisonnement en même temps qu'elle est affirmée par la révélation.
Nous avons à montrer d’abord que la liberté morale est un dogme défini par l'Église, qu’elle est une vérité fondée sur les textes mêmes de la sainte Écriture. En voici quelques-uns. Il est dit dans la Genèse, ch. IV: S'ub te erit appelitus tuus, et tu dominaberis illius, ton appétit te sera soumis et tu le domineras. On peut donc dominer ses appétits, nous en avons reçu le pouvoir ; et ensuite : ÂVonne, st bene egeris, recipies, sin aulem male, statim in foribus peccatum aderit, ne sais-tu pas que si tu agis bien, tu en recevras la récompense, si tu agis mal, le péché paraîtra aussitôt. Puis, dans l'Ecclésiastique, nous trouvons une série de propositions sur la liberté, qui sont formulées de la manière la plus nette. Deus ab initio constituit hominem, et reliquit illum in manu consilii sui, au commencement Dieu a créé l’homme et l’a laissé dans la main de son conseil. Adjecit mandata et preceplasua; si volueris mandata servare, conservabunt le. Dieu t’a donné ses commandements, ses préceptes, si tu veux les observer, ils te conserve- ront. Apposuit tibi aguam el ignem, ad quod voluerts
porrige manum tuam, il t'a présenté l’eau et le feu,
. tends la main vers ce que tu veux. Mais voici qui est plus expressif encore : Anie hominem vila el mors,
ABB À CHAPMRE ve
| bonum et Nue D placuerit ei, dabitur ii, dent +2 l'homme sont la vie et la mort, le bien et le Hu. il lui
sera donné ce qu’il aura choisi. Ecclés., ch. XV, vers 14 et suivants. Est-il possible de peindre plus énergiquement la position de l’homme et son libre arbitre P
Si je voulais rapporter tous les textes de l'Ancien et
du Nouveau Testament qui prouvent la liberté humaine,
je n’en finirais pas. Ainsi, toutes les fois qu’il est parlé de
jugement, de péché, de châtiment, de récompense, la
hberté est évidemment supposée, puisque sans elle ces mots n'auraient point de sens. Mais il y a une preuve théologique de la liberté morale plus positive encore. Toute parole de l'Écriture, quoique vénérable et sacrée, ne constitue cependant pas un dogme, tant qu’elle n’a pas été définie par l'Église. Il n’y a de dogme que si la croyance reconnue par l’Église comme émanant de Dieu, est proposée comme telle dans une formule déterminée à la foi de tous les hommes. Or la liberté morale est un dogme, parce que l'Église l’a ainsi définie par un jugement solennel dans un de ses grands conciles, le concile de Trente. Les luthériens soutenaient que le péché originel avait totalement détruit dans l’homme la raison et la liberté, et ainsi dans leur opinion, depuis ce temps, l’homme dégénéré et perverti par le péché ne pouvait plus ni connaître aucune vérité, ni opérer par lui-même aucune bonne action. Cette doctrine, qui ne tendait à rien moins qu’à jeter l’homme dans le désespoir sous le poids du pêché d’origine, et qui mêne à la ruine complète du libre arbitre,
qu'on remplaçait par le serf-arbitre, l’Église l’a énergi- -quement repoussée et condamnée. Le coneile de Trente
décida que le libre arbitre, bien qu’altéré et incliné au
mal par Le péché, n’a pas été néanmoins détruit dans
SL ; ane Dé nee de ten) de D CAE A Re M Pt RE EE EE D %
M Ro chtis son Aécrot: in Gne , chLetIV: Si quis dixerit liberum arbitrium a Deo motum et excita- . tum nthil cooperart assentiendo Deo excitanti atque vocanti, quo ad obiinendam j'ustificationis gratiam se dis-
Donne ac præparet, neque posse dissentire, si velit, velut
inanime quoddam nihil omnino agere, mereque passive
se habere, anathema sit : si quelqu'un dit que le libre arbitre, mù et excité par Dieu, en consentant à l’excitation et à l'appel de Dieu, ne fait rien par quoi il se
» dispose et se prépare à obtenir la grâce de la justifica-
tion, qu'il ne peut pas résister s’il le veut, et qu’il reste
* purement passif comme quelque chose d’inanimé..
. qu’il soit anathème. Aïnsi il est déclaré formellement que ?’ homme n’est point un instrument de l’action divine
. immobile par lui-même, qu’au contraire il coopère à
… l'excitation de la grâce, qu’il peut même, s’il le veut,
entrer en dissentiment avec Dieu. |
Nous avons cité plus haut les propositions de Baïus et de Jansénius qui, confondant le libre arbitre avec le: volontaire, voulaient faire passer pour libre tout ce qui est l'effet d’une nécessité intérieure. Ces propositions, qui tendent à détruire la liberté, l'Église les a expressément condamnées. Il reste done évident que la liberté morale n'est pas seulement une vérité naturelle et philosophique, mais une vérité dogmatique , un dogme défini par l'Église. Passons maintenant à la partie philosophique.
En soi et considérée philosophiquement, la liberté est un fait, et un fait très-réel. Elle est ou n’est pas. IL ne s’agit donc pas de raisonner d’abord pour ou contre
Ja liberté; car nous pourrions par là renouveler les
fameuses controverses sur la dent d’or. Îl s’éleva dans
. les écoles, au moyen âge, une discussion sur une dent
ET fe
… On n'avait oublié qu’une chose, c'était de constater le
cions à faire des raisonnements à perte de vue pour ou
Si j'ai agi imprudemment, j'en éprouve du regret, et du
reusement. Puis un ami, comme il y en a tant, vient
amuserons, — Mais mon examen? — Bah! tu auras bien le temps, tu veilleras un peu plus tard. — Le voici