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d’or qui, dote -On, était venue naturellement à un cnfants ie Les docteurs furent divisés d'opinion, les uns étaient pour, les autres contre, et chacun apportait des ar= : guments très- plausibles en faveur de son sentiment.
fait. Il nous en arriverait de même si nous commen-
contre la liberté. Commençons par nous assurer qu’elle existe; car si l’on ne peut constater qu’elle est, tous « les raisonnements pour seront impuissants; et si nous prouvons par l'expérience qu'elle existe, tous les raison nements contre s’évanouissent d'eux-mêmes. Demandons donc à l'expérience interne et externe si la liberté existe réellement, si elle est un fait. Or voici ce qu'elle
atteste. ji Toutes les fois que je commence une action, et que je
la continue, j'ai la conscience intime d’avoir commencé .
et continué à agir parce que je l'ai voulu, tellement que M
remords si j'ai agi d’une manière immorale. Donc la liberté est supposée avant l’action, pendant l’action, après l’action. Prenons un autre exemple. Un étudiant a beaucoup à travailler pour passer un examen. Il se dit : l'examen approche, je ne suis pas prêt ; cela arrive. M à plusieurs. Il faut travailler, il faut s’y mettre vigou-
un beau matin lui proposer une partie de plaisir, le so- Jeil brille, la journée est magnifique : —Viens, nous nous
partagé entre son devoir et le plaisir. Il n’y a pas d’étu- : | diant qui ne se soit trouvé un jour eu l’autre dans cette alternative, ou quelque chose de semblable. Je demande
Fr
Ho «te LIBERTÉ £ MORALE. 161
si dans une telle occurrence il ne se sentait point parfai- - tement libre de repousser. la partie de plaisir et de se : mettre à ses livres, ou de fermer ses livres et d’aller se promener. Certes, il était parfaitement libre de choisir, Je m'adresse à mon lecteur, et je lui dis : je vous D tel que vous voilà ; n’êtes-vous pas libre de lire - ce livre ou de le laisser ? Vous ne le comprendrez point | sans y appliquer votre esprit. Ne dépend-il point de » vous d'y donner votre attention ou non? Est-ce que vous ne pouvez pas penser à autre chose en ce moment, ou tendre votre esprit vers ce que vous lisez? Vous en | êtes certainenient le maitre.
Vous faites partie d’une assemblée délibérante. Une proposition est mise aux voix, il faut voter, soit en levant - Ja main, soit en mettant dans l’urne une boule blanche - ou une boule noire. Ah ! qu'il y a eu de députés embar- . rassés avec leurs deux boules! Leur embarras prouve » qu'ils étaient libres de jeter l’une ou l’autre. Donc, - avant l’action, je puis vouloir ou ne pas vouloir, me résoudreen un sens ou dans un autre.
Mais, pour obtenir une chose que je désire, il faut
toute une suite d’actes, de mesures, de procédés, il
- faut combiner les moyens relativement à une certaine
» fin. Or, si je ne me sentais pas libre d'arriver au but
de mes démarches, pourquoi me mettrais-je à déli-
- bérer sur ce que j'ai à faire? Je n'ai qu'à me laisser | - entraîner par la fatalité, par la série des causes et des - effets, par l’enchaînement de la nécessité. Mais non, . il n’est aucun homme qui s’abandonne ainsi au cours des choses, et qui ne réfléchisse plus ou moins sur ce - qu'il fera tout à l'heure, demain, dans un mois, dans un an, suivant qu'il entrevoit dans l'avenir des circonstan- - ces qui l’intéressent ou l’inquiètent.