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- fonctions idéologiques, psychologiques , si lon veut," comme la pensée et la volonté, qui ne sont au fondu qu’une sécrétion plus subtile du cerveau. Comme ul sécrète du fluide nerveux, ou quelque autre chose,"
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- qui va stimuler les organes, de même il sécrète des « sensations, des images et par conséquent des pensées. Le foie sécrète la bile, les reins l'urine, le cerveau la pensée. Il y a quelque différence dans les produits,
| mais le principe est le même, la fonction seule et les … résultats différent. Il en est ainsi de la volonté et de la … liberté. D'abord, il n’y a pas de liberté. Tout acte est « nécessaire, car il est le résultat d’un mobile ou d’un motif , et les mobiles et les motifs sont de pures sensa- * ions, comme l’a démontré Condillac. Done , quand je veux quelque chose, c’est que j'ai reçu une’sensation. * Cette sensation est agréable ou désagréable, Dans le “ premier cas, elle me pousse nécessairement vers l'objet qui me la procure; dans le cas contraire, elle me fait « repousser l’objet, et conséquemment toutes mes actions » pour ou contre sont des effets du système sensible , ou « des impulsions de Porganisme. On peut donc expliquer » l'homme tout entier, avec l'exercice de sa pensée et de sa volonté, par des phénomènes purement physio-
… logiques. | Atout cela il n’y a qu'une chose à répondre, c’est » que ces assertions sont de pures hypothèses, et qu'il » n'yapoint lieu de les réfuter, jusqu’à ce qu’on en … prouve la réalité. Qu'est-ce qui vous a dit que la pensée à est une sécrétion du cerveau? Comment le savez-vous, l'avez-vous vu ? Vous avez disséqué des cerveaux, et moi … aussi. Eh bien! qu’y avez-vous rencontré? Je déclare, pour ma part, que je n y ai rien aperçu en ce qui con- . cerne la pensée et la volonté. J'y ai vu de la substance blanche, de la substance grise. J'y ai vu des circonvolutions nombreuses et une conformation admirable ; j'y ‘ai trouvé quelquefois des injections sanguines, des taches rouges, encore étaient-elles peu marquées,
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même dans les cas de mort apoplectique. Je l'affirme …
parce que j'y ai regardé soigneusement, on ne voit dans le cerveau aucune trace de pensée, aucun vestige d'intelligence, et le cerveau d’un idiot ressemble parfaitement à celui d’un homme de génie. Quelles que soient les maladies mentales, sauf certaines inflammations des enveloppes du cerveau , dans l’encéphale d’un homme en démence, passagère ou constante, on ne trouve rien de caractéristique. La sécrétion de la pensée par le cerveau est donc une pure hypothèse, une ima-
gination de certains physiologistes, qui veulent à toute M
force se passer de l’âme et de tout ce qui s'ensuit. Il y a cependant quelque chose de vrai dans ce système, car l’erreur est toujours basée sur une vérité e 4 . ] , LA 11 qu’elle défigure. Le vrai, c’est que l'esprit dépend du
corps dans une certaine mesure pour le développement :
et l'exercice de ses facultés. Le cerveau est l’organe spécial de la pensée, et par conséquent son état influe singulièrement sur les opérations intellectuelles. Le vrai, c’est que s'il y a transport au cerveau par un afflux de sang considérable , l'exercice de la pensée devient impossible. Mais qu'est-ce que cela prouve ? Que l'esprit a besoin de cet instrument, et pas autre chose. S'ensuit-il que ce soit l'instrument qui pense ? s'ensuitil que l'intelligence, le génie, la volonté, la liberté
soient dans la substance grise ou blanche de l’encéphale, M
ou dans l’une de ses circonvolutions! Que dirions-nous,