IROS
218 CHAPITRE IX. — OBJECTIONS CONTRE LA LIBERTÉ précieusement ces deux vérités, qui unissent la vo-. lonté de l’homme à l'esprit de Dieu, sans-que nous sa- | chions comment. Croit-on que les théologiens et les … philosophes seuls éprouvent de pareils embarras? Qu’on « démontre en géométrie le rapport de la circonférence au diamètre, deux choses incommensurables entre elles! a qu'on exprime par un nombre le rapport de la diago- » nale d’un carré avec l’un des côtés de ce carré, deux « choses encore qu’on ne peut mesurer entre elles et dont le rapport, quoique certain, est une énigme! Reconnaissons donc qu’il y a des vérités que nous ne. savons pas, et ne pouvons savoir. Affermissons notre science, justement en lui faisant sa part, en la bor- i nant, en déterminant ses limites. Ne prétendons pas à la science infinie, et parce qu'il y a des difficultés que nous ne pouvons résoudre et des choses inexplica- | bles , n’allons pas dire que les vérités les mieux établies sont des illusions ou des chimères. à
Voilà ce qui est sage, ce qui est vraiment philoso-" Ë phique et en même temps profondément théologique. « Dans toutes ces questions il faut savoir faire la part de la science et de l'ignorance, et le bonheur du philosophe chrétien et du éclate c'est que si ces problèmes. : tourmentent leur intelligence, et qu ‘ils aient besoin … d’une solution pour retrouver la paix de l'esprit et du. cœur , cette solution ne leur manquera jamais sous une. d: forme ou sous une autre. Ils la trouveront dans la pas
role de Dieu, qui enseigne avec autorité par son Église
tout ce qu’il est nécessaire de savoir ici-bas ; ils la trou veront dans la simplicité de leur foi, qui leur fait con. naître par une lumière du ciel ce qu’il faut croire et ce. qu'il faut faire.