‹ La conscience, ou, La règle des actions humainesChapitre 37 sur 69 · ANT · texte numérisé non relu

ANT

PAT ENT e eg à D MTL An Te PERS PU TE ENTRE SARL ES

ignorance n’excuse-t-elle aucunement; au contraire, … aux conséquences immorales qu’elle produit et qui pè-.

seront sur la tête de l'agent elle ajoute une culpabilité

de plus, celle d’avoir été positivement voulue.

Mais ce qui est difficile, c’est de discerner les cas où l'ignorance est invincible de ceux où elle a été vincible. En théorie, et d’une manière générale, on les “distingue aisément ; mais dans la pratique, par exemple dans la confession, c’est autre chose.

Les théologiens et les moralistes diront avec raison: que si physiquement et moralement on n’a pu acquérir les connaissances nécessaires à l’accomplissement d’un devoir , on n’est pas coupable de son omission ou des actes qui y seraient contraires ; que l'ignorance, ou la

privation inévitable d’une certaine instruction dans des .

circonstances données, ôte la responsabilité et excuse de toute faute. Tout cela est vrai, incontestable; mais il reste à déterminer, et c’est là le nœud de la question, quand il y a eu réellement impossibilité physique ou morale, et si l’on a fait sincèrement tout ce qu'il était possible de faire pour connaître son devoir. Or, pour cela il faut remonter aux causes souvent lointaines de cette ignorance, peser, analyser, mesurer la somme des tentatives et des efforts pour s’instruire de ses obligations, et l’on avouera que cet examen de conscience n'est pas des plus faciles. C’est là aussi ce qui rend la

direction des âmes si épineuse, si périlleuse même, en

certains cas, lorsqu'il s’agit de décider, par exemple, si les suites de telle action sont imputables au pénitent,

s'il est tenu de réparer un dommage, une injustice

causés par son ignorance. Îci reviennent ces cas compliqués où la nécessité morale semble s'identifier avec la nécessité physique, et dont Dieu seul, qui voit le fond

. E GA Et LA À { PT EN OP OS PC EE OP USE SRE SE PTS

Page 1