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qui en ci e soutien. Ce principe est posé Dir tous 1 baiene. et il combat une opinion attribuée aux ma nichéens, mise en avant dans {ous les temps par les = hommes qui cherchent à justifier leur conduite légère, -et soutenue de nouveau à outrance, au dix- “huitième siècle, par le célèbre Bayle. D'après cette maxime, comme en définitive on ne doit jamais agir contre sa. conscience, mais suivre ses inspirations, il n'y a de M mal que ce qu’elle blâme, et de bien que ce qu'elle u approuve; par conséquent, la morale pour chacun M dépend de Flétat de sa conscience. D'où il suit que tout ce qui n’est pas reproché à un homme par sa cons- à cience, alors même que cela le serait à un autre par là sienne, n’est pas une faute, un crime, POuE le pre- ‘4 mier. Donc, pour être sans reproche, il ne s’agit plus :
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que de se faire une conscience erronée, et de se la faire à comme on veut, pour son usage; Ce qui ne manque pas. M Le monde est PA de gens qui abondent dans cé à
système. Îls se permettent tout ce qui leur plaît, affirmant qu’ils ne commettent point de mal, parce que | ‘4 .. leur conscience ne leur reproche rien. Ce sont des ne sins qu’on se met sous les coudes, des oreillers pour faire son lit dans la vie le plus commodément possible, M :. afin de ne pas être tourmenté par le regret, par le re # mords, par les inquiétudes inséparables du désordre.n 4 Car nous sommes tellement faits pour la justice, pour la vérité, pour le bien, que si nous avons le malheur de. Prules combattre: nous ressentons une agitation sourde, un. trouble Sesrée. qui émanent de la conscience. Sentan | que nous avons la responsabilité de nos actes, et que” nous les porterons un jour devant un tribunal inévi= table, qu’on ne saurait tromper, même par les prétextes
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on ut couvrir sa Tonduite: au fond n nous ne sommes pas tranquilles.
- Dans l ordre spéculatif, quand nous sommes en opposition avec la vérité, nous éprouvons aussi une in-
quiétude de ce genre. Nous sentons que nous ne sommes pas dans le vrai, et cela nous met mal à l'aise, C'est ce
qui arrive souvent dans les discussions, surtout entre
jeunes gens. Une question est débattue; la discussion,
d’abord assez calme, s’anime peu à peu. L’amour-propre
- s'en mêle, on soutient son dire, et plus on est con- … trarié, pressé, réfuté, plus on s'endurcit dans son oppo-
sition, plus on s’affermit dans son assertion. Toutefois
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l'adversaire avance de bonnes raisons, la vérité commence à pénétrer, le jour se fait au dedans, on se sent
ébranlé, tourmente, inquiet; mais Pamour-propre est là.
qui excite et empêche de convenir qu’on a tort. Ce-
pendant l'éclat de la vérité envahit l'esprit et le tourne au dedans contre lui-même ; il est mal à son aise, parce - qu'il à la conscience d’être en opposition avec le vrai.
Mais dans l'ordre moral cette inquiétude est bien plus vive. Si nous avons le malheur de commettre une
injustice en privant un homme dé ce qui lui appartient, - en cherchant à lui faire du mal, à lui nuire, à le léser dans ses biens, dans sa réputation ou ses intérêts, alors nous nous sentons dans le désordre, en hostilité avec -la-loi, en opposition avec la justice et le bien, nous en éprouvons du trouble, du remords. Que sera-ce donc si l’on va jusqu’à la violence, jusqu’à causer la - mort de l’un de ses semblables, et peut-être pour une misère, pour un intérêt frivole, comme 1l arrive souvent dans les duels ou autrès cas de ce genre? Oh l'alors, quoi qu’on fasse et dise pour s'étourdir ou se tromper, on se