‹ La conscience, ou, La règle des actions humainesChapitre 56 sur 69 · CON T · texte numérisé non relu

CON T

bien établi que celui du pauvre, et parce que sa pro- … priété est plus considérable, ce n’est pas un motif pour -

qu'on la lui ôte. Cela ne fait rien au droit. Cependant voler un pauvre, prendre au pauvre ce qui est néces- …

saire, absolument nécessaire à son existence, lui enlever sa brebis, comme dit l'Écriture, il y a là quelque chose qui révolle, etsurtout si c’est un riche qui vole le pauvre, ce qui arrive trop souvent. Rappelons-nous ce que ke prophète Nathan dit à David, qui avait commis un grand

crime. Îlavait volé la Che de son prochain. et comme

toujours un crime en rue un autre, après avoir

tuer le mari à la guerre pour rester possesseur de la femme. Alors le prophète se présente devant le roi . et lui dit : Je connais un riche qui jouit de grands do- maines et qui ne s’en est pas contenté. À côté de lui

. quelle, le nourrissant de son lait et le couvrant de sa - laine, faisait tout son bien et toute sa joie. Le riche la > lui a ravie. David indigné s’écrie : Cet homme mérite la mort, qui est-il? Et le prophète lui répondit : Tu es à lle vir, cet homme, c’est vous!

Dans ce cas la circonstance augmente d’un degré l’action mauvaise, mais sans y ajouter une nouvelle malice. a | Autre exemple déjà ae L’aumône est une bonne } œuvre; car s'il est mal de prendre à un autre ce qui lui . appartient, 1l est bien de lui donner ce qui lui manque, » toutes les fois qu'on peut le faire. Donner de son su- * perflu, c’est déjà bien; de son nécessaire c’est encore » mieux, et cette So Gnce améliore l’action. Mais si k lon fait laumône par ostentation, pour acquérir la réputation d'homme charitable, pour fasciner l'opinion - et la gagner, afin de s’en faire un instrument, voilàune - circonstance qui change la nature de l'acte. L’aumône L alors a pour objet, non point de soulager le prochain, mais de tromper l'opinion publique ; par conséquent ce n’est plus un acte de charité, c’est un calcul. | - C’est pourquoi les Htuaus humains tiennent compte dés circonstances qui aggravent, ou qui atténuent. Or . ce que font les tribunaux humains doit être pratiqué À avec sollicitudé au tribunal divin; ear le tribunal de la L- pénitence est le tribunal des consciences, où tout doit.

commis l'adultère, ilavait commis homicide. et fait x

était un pauvre homme qui n'avait qu'une brebis, la-

être examiné et apprécié à fond. Il faut donc, tâcher de saisir toutes les circonstances de l’action, afin d’être à même de la qualifier sûrement, de la blâmer ou de … la punir en lui infligeant une peine analogue, autant que

“possible, à la nature de la faute commise, et qui par là : serve à redresser les mauvais penchants ou la mauvaise … habitude qui l’ont produite. Car cest un principe de toute bonne législation extérieure ou intérieure, civile ou religieuse, que la peine infligée doit toujours tendre, | non pas seulement à venger la loi violée, comme on dit,

ou à effrayer par l'exemple ceux qui seraient tentés de …

devenir coupables mais surtout à amender le criminel, a le corriger s’il se peut, et à le ramener au bien. Voilà la raison dernière du châtiment, de la pénalité, la vertu de la législation en général, et surtout de la législation religieuse. Celle-ci descend bien plus au fond que la justice humaine. La loi politique ou civile … ne peut connaître que des actes extérieurs. Elle peut

à peine juger les intentions par présomption, par in-. duction, et c’est ce qu'elle cherche en constatant les circonstances atténuanies ou aggravantes. Mais comment veut-on qu'elle sache ce qui est au fond du cœur du coupable ? D'abord elle a pour principe de ne point admettre les paroles du prévenu contre lui-même, et cependant il sait mieux que personne ce qu’il a voulu faire, et comment il l’a fait. Voilà donc une sphère tout intérieure de criminalité, qui échapperait à toute peine en ce monde s'il n’y avait pas un tribunal plus intime que celui-là, et qui aille jusqu’au fond des actions humaines, Au tribunal sacré, au contraire, les aveux du coupable contre lui sont les seuls admis; il n’a droit de parler que de lui; il ne doit parler des autres que pour éclaireir sa conduite propre, et la pénalité qu’elle

La

“entraine, aux yeux de celui qui doit la juger et la punir pour le séparer du mal, et le ramener au bien,

Si le tribunal de la pénitence n'existait pas, il y aurait une lacune immense en ce monde; car une foule de crimes, de délits, de fautes ne serait jamais manifestée, ni par consèquent réparée. Or c’est là un grand secours pour la restauration de la justice, la correction des

mauvaises mœurs, le redressement des penchants vi-

cieux, et les hommes qui par leur défaut de croyance où leur incrédulité, par leur séparation d’avec l'Église ne sont jamais amenés à cette salutaire nécessité de s’examiner eux-mêmes, de rentrer dans le fond de leur cœur, pour y fouiller et discerner les ressorts les plus cachés de leurs actions, ces hommes-là ne se connaissent point, ils ne peuvent pas savoir ce qui se passe en eux, ni ce qu’ils sont. Car même avec tous ces moyens de scruter notre intérieur, nous avons encore bien de la peine à reconnaître le mal en nous, à discerner les fautes commises, et surtout à les avouer.

I y a des psychologues qui disent sérieusement : J'ai une conscience, et ainsi je puis m'examiner tout seul, japprendrai à me connaître par mes observations psychologiques. Oui, cela est vrai jusqu’à un certain point, pour la science mais non pour la moralité. Les philosophes n’aiment point à se regarder de ce côté-la, ou bien ils considèrent l’homme en général, non en particulier, surtout quand le particulier est eux-mêmes..Îls se plaisent à disséquer, à analyser les âmes, et de ces travaux qui ont leur prix sortent des dissertations plus ou moins subtiles sur les facultés de l'homme. C'est pourquoi, il faut bien le dire, la philosophie a peu de

* côtés pratiques, on y disserte savamment, on y discute

d’une manière abstraite sur l’homme en general, mais 2e

on songe peu à ee surtout à co ce qu on.

a établi par la spéculation et ce qu’on enseigne aux autres. Par cela même qu’il enseigne, le maître $e croit : au-dessus de ses propres préceptes, comme il se place : au-dessus de ses élèves. C'est le contraire de ce qui est.

écrit au premier verset des actes des apôtres : Nous …

allons vous raconter, dit l’historien sacré, ce que Jésus

a commencé à faire et à enseigner, que cepit Jesus facere el docere, Ici la pratique et l’exemple-sont avant :

l’enseignement ; chez les philosophes au contraire la théorie abonde, mais la pratique fait défaut. La confession est encore le moyen le plus efficace

d'arriver à la connaissance de soi-même ; car s’examiner pour discuter sa conscience, pour s’accuser et avouer.

ses fautes, est bien autrement sérieux que si on le fait

par pure spéculation et théoriquement. Puis cet aveu, qu’il faut faire, doit être sincère et complet. On ne doit rien cacher, il faut se mettre entièrement à jour. On

s’examine donc avec plus de soin, d'intérêt, de scru- pule. Or, Socrate l’enseignait, nous l’enseignons en-

core, et sous ce rapport nous nous déclarons disciples de Socrate, toute la philosophie est dans le -yvé01 Géuurev,

connais-toi toi-même,

La philosophie véritable au temps de Socrate, et encore aujourd’hui, sort de l'étude et de la connaissance | de soi, Nous disons avec Socrate, et avec plus de droit © que lui, car aujourd’hui nous nous vantons d'être de … grands observalénrs; de pénétrer chaque chose par l'ana- -lyse, par Pindagation de toutes les circonstances, par …

la constatation de tousles phénomènes, c'est la méthode

de la science moderne et aussi sa vertu et sa gloire ; nous.

disons donc que, pour se connaître, il faut s’observer,

pour s’observer il faut s’examiner, et ainsi nous voilà

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er utilité de léexamen de conscience et de ja confession

. pour devenir philosophe. À à Nous venons de voir d’une manière générale com- . ment les circonstances peuvent modifier une action;

- rentrons maintenant dans le détail des cas particuliers.

Les circonstances influent sur la moralité des actions

de trois manières, qu’il faut soigneusement distinguer ; et cela est très-important pour ceux qui sont appelés à

ner ou à juger leurs semblables dans le ministère .… ecclésiastique, ou dans l'administration de la justice. 1° Il y a des circonstances qui changent la nature et

# la ae 2 | sophie on à ns la te ou du moins :

… l'esprit de l’action, en lui ôtant la qualité morale qui lui >

. est propre, et en fui en donnant une autre. 2° D'autres ajoutent une malice nouvelle à une action déjà mauvaise, mais sans en changer la nature : ce qui . fait un délit ou un péché complexe. |

‘3° Ou bien encore sans changer en aucune manière la nature dé l’action, sans y ajouter une malice nouvelle,

les circonstances peuvent en augmenter ou diminuer la - bonté ou la malice.

Exemples. |

… Première modification. Les circonstances peuvent changer la nature et l’espèce de l’action, en lui ôtant la qualité morale qui lui est propre, et en lui en donnant une autre. Je prends le cas déjà souvent cité, laumône. - Il est évident que si vous donnez par intérêt, par vaine

gloire, par ostentation, ce n’est plus laumône que vous

faites, ou si vous la pistes matériellement, vous ne la

* faites pas formellement. Dans votre acteil reste de l'au-

mône ceci, que vous donnez un secours à autrui, et ce secours aura son effet en fournissant à votre prochain de

quoi satisfaire à ses besoins. Mais comme action morale, ce qui la caractérise en cette occasion n’est plus son objet propre, mais la circonstance d’un intérét privé, d’une vaine gloire, donc une fin extrinsèque à l’'aumône; car le but intrinsèque de l’aumône est de soulager son semblable. Or ce n’est pas ce qu’on recherche dans ce cas, et si l’on pouvait acquérir la réputation d'homme charitable autrement, à coup sûr on ne donnerait pas. Donc l’action est re elle change d'espèce et de nature par l'effet de la circonstance.

Il arrive quelquefois que des personnes dévotes, cédant à l'attrait que les choses religieuses ont pour elles, négligent les devoirs de leur état. Ainsi une cuisinière pour aller à l’Église négligera son diner, ou enfin omettra une obligation quelconque de son état, à laquelle sa conscience est engagée. Pourquoi agit-elle ainsi? Sans doute il faut rendre à à Dieu ce qui lui appartient, et c’est le premier devoir. Mais on ne l'empêche pas de faire sa prière du matin, d'aller à la messe, de se confesser quand elle en a besoin, et de communier. Donc si elle néglige ses devoirs d'état pour faire davantage à l'insu de ses maîtres et malgré eux, voilà des actes de dévotion très-mal entendus, et cette circonstance, qu'elle abandonne des choses essentielles et obligatoires pour des pratiques religieuses auxquelles elle n’est pas tenue, dénalure sa piété qui tourne en vice. C'est une volonté propre qui veut se satisfaire malgré son devoir, et qui tient plus à faire ce qui lui plaît que ce qu'elle doit : d'autant plus peut-être que cela ne lui est pas permis, ce qui est un attrait de plus, depuis que la mére du genre humain s’est emparée du fruit défendu. Son confesseur doit donc la reprendre, la blâmer, en lui rappelant que son premier devoir est

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de ire sa cuisine, quand elle a accompli ce qu’elle . doit à Dieu. Ah! si on lui refusait la faculté de remplir

ses devoirs de religion, comme cela arrive chez des maitres sans foi, ou qui par légèreté et imprudence ne s'inquiètent pas des besoins spirituels de leurs ser-

viteurs, et traitent les hommes comme des animaux ou

des outils, alors, je le comprends, il faudrait obéir à

Dieu plutôt qu'aux hommes et le devoir principal de-

vrai être accompli avant tout. Mais quand il est rempli,

comme l'Église le demande, le reste est de surérogation,

et les devoirs d’état doivent passer avant le fixe de la piété.

Je suppose un chrétien qui imite les pharisiens dont parle l'Evangile, se mettant des inscriptions sur le front afin de passer pour de rigides observateurs de la loi. Cet homme se montre dans les églises et dans les assemblées religieuses afin de se faire une réputation de pièté; il affiche les dehors de la religion pour en avoir le renom, bien plus que la vertu. Qu’y a-t-il au fond de tout cela? de l'hypocrisie; ses actions, bonnes par la forme, ne le sont pas par l'esprit, c’est-à-dire par l'intention. C’est pour être loué, et non pour honorer Dieu et le servir, qu’il va à l’église. Donc voilà une action bonne en soi, et qui ne l’est pas en effet, changée qu’elle est dans sa nature par une mauvaise circonstance.

Voici un autre exemple plus frappant, le crime de l’'homicide se transformant par les circonstances. Le meurtre est défendu par la loi: Tu ne tueras pas. Donc, matériellement, tout meurtre est contraire à la loi, et par conséquent immoral, Si c’est un meurtre par trahison, par assassinat, il y a évidemment un crime ; si c'est un meurtre dans un duel, il ya encore un crime, mais avec des circonstanses énuantess car il n’y a ni trahison, ni

ADD L. GnarriRE +

violence, S Tr les conditions du del ont lé oser ce Es vées. Le funeste résultat d’un duel ne révolte pas comme

l'assassinat, et celui qui aura eu le malheur de tuer son adversaire de cette manière, bien qu'il se soit mis dans

une situation déplorable, P opinion publiqueneleregarde pas comme un assassin, et la législation pénale elle-même |

a toujours varié sur ce point. Quoi qu'ilen soit, l'homi-

cide dans le duel, par l’adjonction des circonstances, devient autre que lé meurtre par assassinat.

Mais si l’homicide est accompli dans le cas de défense

naturelle, il est permis, il est légitime. Ainsi donc, dans

Passassinat, c’est un crime, dans le duel, c’est un crime

atténué, presque excusé, dansle cas de défense naturelle, c’est un acte innocent. Puis sur un champ de bataille

le meurtre est encouragé, loué, vante; on l’appelle de la gloire eton le récompense * Voilà l'opinion g générale, et c’est aussi l'expression de la conscience des oies, Pourquoi? parce que sur un champ de bataille on est censé défendre le bon droit et la vérité. Une guerre n’est légitime qu’à cette condition, et par conséquent, quand vous prenez les armes et combattez à cette fin,

vous êtes les instruments de la justice, de Dieu même.

J'avoue que cette gloire me paraît triste, puisqu'elle ne

se gagne que par le sang et la destruction; mais je ne la nie point et même Je d honore, car il ya un vraicou-

rage à exposer sa vie pour le rétablissement du droit, et

à ss toutes les privations, tous les sacrifices. |

qu'impose la guerre dans l'intérêt de la justice et de la vérité.

Ily a encore une autre circonstance où le meurtre est non-seulement permis, mais ordonné; c’est l’homicide juridique. Là encore c’est pour l'accomplissement de la justice, en sorte que les juges qui prononcent Parréé

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fatal, les; jurés qu, ‘en décidant le fait sans circonstances. : atténuantes, appellent la peine dé mort, et le bourreau qui l'exéeute, deviennent les coopérateurs et les instru-

ments de l'équité sur la terre.

2 Les circonstances peuvent ajouter une malice nou-

velle à l’action mauvaise sans en changer la nature. Alors la faute devient complexe. Ainsi la fornication est

un crime : Tu ne lorniqueras pas. Mais si on fornique avec une femme mariée, c’est un adultère, la chose est

plus grave. Si c’est avec une personne consacrée à Dieu,

c’est un sacrilèége; si c’est avec une parente, dans les

degrés prohibés, c’est un inceste. Ainsi dans tous ces

cas, il ya toujours fornication, la nature de l’acte n’est pas changée, mais le crime est plus grave en raison de la condition de la personne avec ne on pèche.

Le vol est toujours un délit, mais il peut se compli-

. quer de violence et d’effraction, qui n’ont pas de con-

nexion nécessaire avec le vol; ce sont deux crimes ajoutés à l’autre crime, et dont la malignité se joint à celle de l’action principale et la compliquent

3° Les circonstances peuvent augmenter ou diminuer

la bonté ou la malice de l’action sans en changer les-

pèce ou la nature. Ainsi le degré ou la quantité im-

portent singulièrement dans les délits. Par exemple, la colère est une faute, mais les circonstances peuvent l’exalter à un tel point qu’elle devient une faute grave,

Un délit quelconque, et surtout un délit contre les

mœurs, est bien plus grave dans un prêtre que dans un

laïque ; car le prêtre a prononcé des vœux, il a fait le

vœu de chasteté. S'il le rompt, non-seulement il commet

le crime de la fornication, mais encore un sacrilége

en violant son vœu, et° en souillant sa pérsonne consa=

me D SR NRE ES eS

crée à Dieu. Une faute contre l'honnêteté, même contre . la délicatesse, est plus grave dans un prêtre que dans

un autre, parce que le prêtre doit l'exemple à tous, 1l est revêtu d’un caractère sacré, il a reçu des grâces plus abondantes, et sa mission étant plus haute, il a

une responsabilité plus grande. Ce sont autant de cir-

constances qui augmentent sa culpabilité.

Un larcin devient plus ou moins grave en raison de

la quantité de la chose dérobée. Voler un objet de peu

d'importance, ou chiper, comme disent les écoliers, est mal certainement, et la preuve, c’est que saint Augustin s’en accuse dans ses Confessions. Après bien des années, il se reproche avec larmes d’avoir pris des fruits dans un jardin voisin de la maison ‘paternelle. Nous avons tous des confessions de ce genre à faire, et bien que ces fautes semblent légères à cause de la maliére et de l’âge, Dieu veuille que nous les pleurions une fois comme saint Augustin. Mais dérober une somme considérable est certainement plus grave, et même la condition de la personne volée ajoute encore à la malice du vol; car si voler est toujours mal, voler un pauvre est abominable, comme dit l’apôtre : Malheur à vous, riches qui retenez le salaire des pauvres gens que vous employez et les laissez mourir de faim, quand ils vous ont donné leurs sueurs et leur vie. Ce salaire, que vous retenez, crie contre vous vers le ciel et attire ses malédictions.

J'en dirai autant des fautes commises par l'abus de la parole , si fréquentes dans la société. Observons-nous sur ce point; car les blessures de la langue sont plus cruelles que celles de l'épée, et font plus de ravages ; elles guérissent rarement. Hélas! sous le rapport de la médisance, que d'imprudence et quel abandon cou-

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