‹ La Conservation Parcellaire de l'OvaireChapitre 12 sur 67 · HART · texte numérisé non relu

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fibreuse, tantôt de petits abcès miliaires, disséminés dans le parenchyme, ou encore de ces formations aérolaires remplies de pus, donnant à l’ovaire l’aspect d’une véritable éponge purulente. Plus rarement il ne reste de l’ovaire qu’une coque épaisse, blanchâtre, scléreuse, formant les parois d’un énorme abcès unique où le tissu ovarien est détruit en totalité.

A vrai dire, si ces formations suppurées sont nettement localisées à une partie des annexes, il arrive souvent aussi qu’il existe d’autres foyers suppurés, particulièrement utérins, ce qui rend malgré tout cette forme d’ovarite suppurée, presque toujours d’origine

puerpérale, assez grave.

b) FORMES GRAVES

Ces formes peuvent être graves, non pas seulement par l'intensité des lésions sur plusieurs organes à la fois, mais encore par la localisation de ces annexites ou par la diffusion du processus inflammatoire.

Ei si l’on se met là au point de vue ovarien, l’impossibilité de sa conservation vient non pas tant du fait de ses lésions graves, que de l'impossibilité où l’on est de séparer cet ovare à peine touché de la gangue inflammatoire qui l’entoure.

A part les cas de kystes tubo-ovariens qui constituent l’évolution ultime du foyer tubaire suppuré et qui ne sauraient permettre de retrouver et d’isoler un fragment d’ovaire conservable, on a souvent affaire à une trompe plongeant dans le Douglas; tantôt simplement épaissie, ouverte ou obturée par la

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coalescence des franges du pavillon, tantôt distendue et gonflée de liquide séreux ou purulent. Ces trompes sinueuses, contournées, inégalement bosselées en cor de chasse, en cornemuse, recouvrent complètement l’ovaire immobilisé à leur contact par la réaction du péritoine.

Mais l’inflammation a non seulement agi sur les annexes, mais s’est étendue aux organes voisins en déterminant des adhérences.

Tantôt il s’agit de salpingites évoluant en plein pelvis ou encore très fréquemment du fait du poids de la trompe distendue, de salpingites basses tombées au fond du cul-de-sac de Douglas. Peu marquées au début, elles s’organisent peu à peu et se transforment en enduit épais, difficilement déchirable. Ces adhérences fixent la trompe et ses franges déjà agglutinées, contre les éléments du pelvis, au péritoine présacré, au rectum, à la face postérieure de l’utérus. Ces adhérences débordent dans les culs-de-sac et fusionnent les annexes aux parois latérales de l’excavation, à VS iliaque à gauche, s’étendent même au paquet graisseux du grand épiploon, à une anse grêle, qui viennent ainsi recouvrir toutes ces lésions bas situées. L’utérus lui-même, souvent gros, attiré par ces processus inflammatoires éteints, bascule en arrière et vient coïncier pour ainsi dire les ovaires et les trompes dans le Douglas hypersensible, ce qui explique la fréquence de l'intensité des douleurs dans ces formes de salpingites basses.

Souvent même le péritoine pelvien s’est cloisonné, formant au contact d’un pavillon infectant, aux

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