‹ La Conservation Parcellaire de l'OvaireChapitre 13 sur 67 · PES. DE · texte numérisé non relu

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abords d’un ovaire, une logette remplie de sérosité ou de pus. À ces lésions viennent parfois s’ajouter des poussées aiguës qui vont transformer le Douglas en une véritable poche purulente, qu’une colpotomie d'urgence viendra souvent évacuer. Mais par la brèche vaginale ainsi créée peuvent pénétrer quelques microbes extérieurs qui viendront encore ajouter au cours de l’intervention ultérieure aux difficultés anatomiques déjà existantes.

oLrsqu’au contraire il s’agit d’une salpingite haute dans sa forme grave, salpingite puerpérale presque \oujours comme l’a montré notre Maître M. le Professeur ViLLARD, dans la thèse de son élève PINATzIs, la trompe vient s’étaler au-dessus du ligament large, plaquée contre le flanc iliaque, les vaisseaux, l’uretère et les adhérences sont également là particulièrement solides. L’ovaire fait instamment partie de ce magma, collé contre le péritoine pariétal, contre VS iliaque, le méso-sigmoïde parfois même agglutiné à une anse grêle, l’'épiploon, plus rarement l’appendice.

Mais à travers toutes ces lésions que sont devenus les ovaires? En elles leurs lésions sont souvent minimes, ils sont à peine augmentés de volume, un peu œdémateux, parsemés de quelques kystes inflammatoires beaucoup plus rarement suppurés. Mais ce minimum de lésions disparaît sous l’importance de la réaction inflammatoire de voisinage. Ce n’est qu’à grand’peine souvent qu’on les aperçoit lorsque tombés avec les trompes au fond de Douglas ils sont recouverts par tout le magma adhésif péritonéal. Dans les cas heureux on peut décoller, en sculptant aux ciseaux, le

PRLET QRER

fond utérin, une trompe et on aperçoit alors un petit amas blanchâtre bosselé sans forme qui ne semble plus tenir à rien de précis, ou plutôt qui tient à tout à la fois. On comprend donc aisément que lorsqu'on veut décoller ces annexes à la main en plongeant les doigts en crochet derrière l’utérus, on ne puisse ramener ainsi qu’un ovaire sans forme, dilacéré, déchiré, éclaté, le parenchyme largement ouvert, saignant, lésions qu’il paraît souvent impossible de réparer et qui obligent alors au sacrifice de la glande. C’est pour parer à ces lésions opératoires que notre Maître M. le Professeur VILLARD a préconisé la salpingectomie rétrograde sous-séreuse. Certes, il ne s’agit pas là de l’envisager dans tous les cas de pelvipéritonite et elle ne saurait être de mise dans des cas graves de pelvipéritonite diffuse. Mais il semble que dans un assez grand nombre de cas elle puisse permettre de conserver dans la mesure du possible un fragment d’ovaire qu’une autre technique aurait laissé tellement déchiré qu'il n’aurait pu être question d’en garder quoi que ce soit.

On voit donc les variations innombrables dans les lésions anatomiques des annexes; il est certaines salpingites graves où la multiplicité et l'étendue des organes atteints font du pelvis un bloc épais, un magma méconnaissable, où, comme le dit J.-L. FAURE, « le chirurgien qui doit se reconnaître parmi ces mille sensations qui échappent à toute analyse n’a plus d'autre guide que la délicatesse de son toucher et la précision de son regard et celles-ci ne peuvent être traitées que

d’une façon radicale.

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