SONT HER
viscérale ne peuvent toujours être tenus pour responsables. Est-ce une forme atténuée de bacillose ovario-péritonéale, comme le voulaient PoNCET, POLLOS- SON et VIOLET, comme le défend Mme ErNY dans sa thèse, et qui justifierait presque toujours une intervention où la mise à l’air des lésions serait un gros facteur de guérison? Est-ce enfin une lésion du sympathique, comme le pensaient déja PONCET, JABOULAY : Est-ce enfin un vice de fonctionnement, une dysovarie, une déviation dans l’évolution anatomo-physiologique, des processus ovulaires, ce ne sont là que des mots sans base anatomique précise. Il faut bien admettre en effet que l’altération microkystique des ovaires joue un rôle infime dans la genèse des douleurs pelviennes. Combien d’ovaires scléro-kystiques de toutes variétés, découverts à la laparotomie n’ont jamais été douloureux? Si la lésion ovarienne était toujours en cause, sa suppression devrait amener la rétrocession de ces symptômes. [l existe certainement en réalite des causes très nombreuses de névralgies pelviennes, génitales, vésicales, dont l’origine paraît douteuse. Devant leur persistance, une intervention espère pouvoir en venir à bout, on trouve à l’intervention des ovaires scléro-kystiques, il n’y a qu’un pas à franchir pour conclure de la lésion à l'effet. Nous ne voulons pas dire par là que la conservation parcellaire dans l’ovarite scléro-kystique soit contre-indiquée, mais que par cette intervention, pas plus que par d’autres, soit nerveuses, soit sur l’arbre génital, on ne peut être sûr d'amener une guérison.
NT TPS
On le voit donc, il y a là encore bien des inconnues et l’absence de cause évidente pour expliquer de telles lésions chez des jeunes filles ou femmes indemnes de toute contamination septique, empêche une thérapeutique raisonnée, s’appuyant sur des bases anatomophysiologiques nettes. Et c’est seulement l’expérience basée sur des résultats revus de près, pour des lésions bien étudiées, qui permet jusqu’à présent de conclure avec l’espoir que quelque chose de plus précis viendra peut-être nous éclairer sur la manière de traiter ces lésions si polymorphes de l'ovaire.
De cette étude sur les altérations de l’ovaire dans les affections génitales, on voit donc que dans beaucoup de cas la conservation d’une parcelle d’ovaire peut être réalisée, malgré la multiplicité des lésions leur extension déjà importante. Mais comme nous l'avons vu au point de vue physiologique, la conservation ne doit être acceptée que si l’on peut garder au minimum la corrélation utéro-ovañienne, sinon cette conservation paraît illusoire et même dangereuse.