‹ La Conservation Parcellaire de l'OvaireChapitre 28 sur 67 · RUE · texte numérisé non relu

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bien suspendu, bien fixé, ne pouvant tomber dans le Douglas et qu’il y a lieu souvent de compléter par une ligamentopexie, la toilette du côlon, la section de quelques adhérences, une appendicectomie suivant les cas. Là encore la technique à suivre ne peut être systématique, il faut au contraire s’inspirer des lésions et savoir associer plusieurs gestes chirurgicaux

dans l’espoir d'arriver au maximum de résultats.

II. — Indications de la conservation parcellaire de l'ovaire dans les lésions inflammatoires des annexes

Nous ne voulons pas envisager dans ce chapitre l'indication de l'intervention au cours des anrexites. Qu'il nous suffise de rappeler qu’à part quelques cas d'intervention d'urgence, c’est devant l'échec d’un traitement médical, devant limpossibilité pour une femme de condition modeste à poursuivre un traite- . ment expectatif prolongé, devant des symptômes généraux, fonctionnels persistants, devant enfin des signes objectifs précis, que l’on intervient. Le plus souvent aussi, c’est devant une lésion refroidie, une lésion résiduelle, ce qui ne veut pas dire qu’il ne s’agisse pas d’une lésion suppurée, que l’on a à poser l’indication opératoire.

Dans certains cas déjà, par l’examen clinique, on peut espérer une conservation, par exemple les cas

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de petite annexite bilatérale résiduelle adhérente, une rétroversion immobilisée par une réaction pelvienne d’origine salpingée, la constation par l’examen lipiodolé d’une trompe perméable. Mais malgré tout, ce ne sont là que probabilités, un espoir qu’il faut faire entrevoir à la malade et c’est avant tout. le ventre ouvert, en face des lésions, que le problème se pose avec le plus de difficultés; il ne s’agit plus là de probabilités, mais d’une décision à prendre. Faut-il conserver ? Faut-il une opération radicale? La variété des lésions, la variété des modes de conservation sont telles qu’il ne peut y avoir de règle décisive et que chaque cas nécessite une décision particulière dans laquelle jouent par ailleurs les renseignements fournis par la malade. Toutes ces décisions demandent un grand tact chirurgical, une grande expérience personnelle, une connaissance complète de l’évolution des infections génitales chez la femme. Aussi sommesnous très reconnaissants à notre Maître, M. le Professeur ViLLARD de nous avoir fait bénéficier de ses connaissances si précises et nous sommes fiers de pouvoir montrer ici les résultats très heureux de conservation que sa maîtrise clinique et chirurgicale ont

permis d'obtenir.

Conservation de la fécondation

Il est certes des cas où le maintien de la fécondation est évident, possible, l’utérus est sain, une trompe est peu lésée, elle est encore perméable, ou facilement

restaurable.

LU OR à

Le souci de conserver la fécondation a permis même à M. le Professeur ViILLARD, dans des trompes distendues soit par un pyosalpinx, soit par un hydrosalpinx, d’arriver à l’asséchement des lésions par l'aspiration tubaire telle qu’il la décrite au Congrès Français de Chirurgie de 1926. Dans les cas où l’on a pu garder ou restaurer une trompe, il faut absolument garder un ovaire, quitte à le réséquer largement

générescence kystique déjà im-

en présence d’une dé portante. Conservation de la trompe et du moignon d'’ovaire du même côté si possible, sinon essayer encore la conservation croisée.

La présence même d’un abcès ovarien, alors que la trompe présente des lésions peu intenses laissant intacte sa perméabilité peut encore bénéficier de la conservation. C’est le cas par exemple de certaines salpingo-ovarites puerpérales où, nous l’avons vu, la lésion ovarienne peut prendre le pas sur le processus inflammatoire tubaire. Mais là il faut agir prudemment. La résection de l’ovaire ne doit pas être faite dans l’abcès diffus de l'ovaire. Elle ne peut être tentée qu’en présence d’une collection suppurée isolée ou lorsque, après évacuation du pus par aspiration et protection soigneuse du champ opératoire, on peut réséquer largement la poche et laisser un moignon ovarien parahilaire macroscopiquement sain. Lewis C. Moris, de Birmingham, avait déjà pratiqué une intervention dans ce genre, nous en publions également un cas, où le résultat fut d’ailleurs médiocre. Et pourtant il nous avait bien semblé que l'infection n’avait pas atteint le fragment conservé. Aussi faut-il être très prudent

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