ACTE IV. i2î
DUBREUIL
Que dit-on?
DUGUESNE.
Pour vous, pour votre fils, ce mariage est bon ; Vous avez bien senti quelle force il vous donne ; La spéculation, par conséquent, est bonne.
Cela vous a coûté quelques cent mille francs; C'est de l'argent très-bien placé, je le comprends. D'ailleurs, c'est amusant, quand on est assez riche, D'acheter des vertus qu'en public on affiche. Si vous aviez payé jadis tout bonnement , Qui diable parlerait de vous en ce moment !
Donc, il faut avoir pris un peu pour pouvoir rendre.
DUBREUIL
Plus j'écoute, monsieur, et moins je puis comprendre...
DUCHESNE
Vous vous fâchez!... Adieu, je me retire.
DUBREUIL
NonI Parlez, mais nettement, mais sans phrases.
DUGUESNE.
Pardon !
DUBREUIL
Que dites-vous?
DUGUESNE.
Je dis ce que dit tout le monde ; Ce que tous les journaux répètent à la ronde.
DUBREUIL
Les journaux!... Les journaux parlent de moi?...
DUCHBSNE.
Comment, Vous ne le saviez past -
DUBREUIL
Je n'ai rien lu.
DUCHESNE
Vraiment?
Ils vous traitent du reste avec galanterie ; Ils sont parSsiits.
DUBREUIL
Enfin, monsieur, je vous en prie.
Voyons, expliquez-vous !
DUCHESNR.
• Vous avez oublié ? . . .
A part.
Est-ce que par hasard il n'aurait pas payé 1
DUBREUIL
Oublié!
DUC U ESN E, à pari.
Mais alors, bravo I je le préfère.
Le tour est excellent !
DUBREUIL
Vous dites ?
DUCHESNE, il part.
Quelle affaire !
Haot.
Vous revenez d'Ecosse?
DUBREUIL
Oui.