‹ La consolation philiosophique de Boèce;Chapitre 18 sur 60 · Voy. la note 8 du liv. II, p · texte numérisé non relu

Voy. la note 8 du liv. II, p

2. M. le marquis du Roure (Hist. de Théod. le Gr.) émet à ce sujet une conjecture fort vraisemblable. Selon cet écrivain, Théodoric aurait eu connaissance du 7raité de la Consolation, dont Boèce avait sans doute distribué quelques copies, puisque ce livre ἃ pu arriver jusqu'à nous, et ce serait dans un accès de colère, justifié d’ailleurs par les violentes allusions dont 1] était l'objet, que ce prince aurait donné l’ordre d’exécuter l'arrêt du Senat.

ἃ, « Er war durch Geburt, Verdienst, Gluck wie ein grosser

XLII INTRODUCTION

pas à la vengeance de Théodoric; un mois après, le patrice Symmaque était arrêté à son tour, et mis à mort sans forme de procès. Quel était le crime de Symmaque? Si l’on en croit un chroniqueur anonyme de l’époque‘, Théodoric craignait que le beaupère de Boëce n’ourdît quelque complot pour venger la mort de son gendre; il est plus vraisemblable, comme le dit Procope *, que Symmaque fut impliqué dans la même accusation que Boëce, et que les Goths lui firent aussi cet honneur de le croire capable de souhaiter le rétablissement de la liberté romaine *.

On ignore ce qu'il advint des deux fils de notre auteur; quant à sa veuve Rusticiana, ou elle ne fut pas complétement dépouillée par suite de la confiscation des biens de son mari et de son pere, ou ces biens lui furent restitués par la régente Amalasonthe, comme le veulent quelques commentateurs, nous ne savons,

Romer aus der Zeit des Augustus, und der Letzte.. » (Haas, Airchengeschichte.)

1. Édité pour la première fois en 1636 par Henri Valois, à la suite de son Ammien Marcellin. Voici ses propres paroles : « Sed dum hæc aguntur, Symmachus, caput senati (sic) cujus Boetius fiiam habuit uxorem, deducitur de Roma Ravennam. Metuens vero Rex ze dolore generi aliquid adversus regnum ejus tractaret, objecto crimine, jussit interfici. » Cet auteur donne en outre sur la mort de Boèce et le raffinement de cruauté qu’il attribue à Théodoric des détails révoltants et incompatibles avec ce que l’on connait du cäractère de ce grand prince. Cette chronique, du reste, est tellement inexacte, qu'il est difficile d’y accorder la moindre cotifiânce. ,

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