Consol., pp
2. Consol., p. 303. — Proclus énumère nos facultes dans le méme ordre, les désigne par les termes équivalents de αἴσθησις, φαντασία, λόγος, νόησις, et leur assigne le même rôle dans la génération des idées.
INTRODUCTION. LI
ception des idées générales. De tous les êtres mortels, l'homme seul possède cette faculté; il lui doit la prééminence et la royauté qu’il exerce sur la terre. La quatrième faculté, l'intelligence, est le couronnement de toutes les autres; non-seulement elle s’élève, comme la raison, à la connaissance des universaux, mais elle possède virtuellement la notion complète de la nature intime des choses: et cette faculté, qu’on pourrait appeler l'intuition de l'absolu, est l’attribut exclusif de la divinité.
Quant aux idées elles-mêmes, elles se partagent en catégories distinctes, selon la nature des facultés auxquelles elles correspondent. Considérées dans leur origine, elles sont tout à la fois acquises et innées : acquises, parce qu'elles ne se dégagent des objets et ne se manifestent que sous l'action de nos facultés; innées, parce qu'elles existaient dans l’âme antérieurement à son union avec le corps, et qu'au moment où cette union s’est opérée, l'action prédominante de l'élément matériel sur l'élément spirituel ἃ bien pu les effacer en partie, mais non les détruire‘. L'âme, en effet, est une émanation de la substance même de Dieu; elle vivait autrefois dans le sein de la divinité, ou plutôt elle faisait partie de la divinité même, et à ce titre, elle possédait l'intelligence, cette faculté souveraine qui, comprenant toutes les autres, équivaut à la connaissance claire, pleine et entière de toutes choses. Il suit de là que les idées qui se produisent