‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 47 sur 121 · CHAPITRE VIII. III · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. III

L'abbé Porto-Carrero, -homme d'esprit et de plaisirs , s'était mis au rang de ses admirateurs ; . chargé de faire les honneurs de Paris à un jeune secrétaire d'ambassade récemment arrivé d'Espagne , il lui dit un jour : a Vous avez vu de bien belles choses dans cette capitale; mais vous ne connaissez pas sa plus rare merveille : c'est une femme vertueuse ! — Où la montre-t-on ? — Dans un lieu où d'ordinaire la vertu n'abonde pas : c'est une courtisane , jolie comme Laïs et sage comme Ijucrèce. Vous riez ?

et déjà parce que monsieur est charmant , parce qu'il a été gâté par les plus jolies femmes des deux Castilles , il s'imagine qu'il va faire tourner la tête à Marianne !

mon ami, les hommes les plus aimables y

m LA GOURTISAITE.

ont échoué, et inroi tout le premier. — Vous me fiâtes trembler ! —m Essayer ! mnÉs ii*ôii9 ce soir souper âTec elle chœ la Filhùtt.

-** Avec plaisir; 3 entre datts mes instructions de Ti^iter tout ce que Paris renferme de eurieux. »

La doirée ftit moins gaie que de coutume; te n'est pas que Portô-Carrero se montrât (Ans avare de son amabilité; mais Marianne, comme anéantie ^us une émotion soudaine et inconnue , ne prêtait aux folies de l'abbé qu'une oreille distraite. Ses yeux restaient attachés sur le jeune Espagnol ; et lorsqu'il lui demanda la permission de venir la re-^ voir, son front se couvrit de rougeur.

De ce moment tout Pimpor tune ; elle n'a plus qti'ime pensée , c'est de voir, c*est d'en-

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