CHAPITRE IX. l
. Les rWkés ^n titre n'étaient pas toujours seuls admis aux soupers durégent^ et ce jour-r là, il avait invité le chevalier de Gonflai», son premier gent^hoInme, et le marquis de La Fare, son capitaine des gardes, poète aimable, à qui TAmour et Bacchus inspiraient de jolis vers.
Après avoir ôté leurs masques y tes trois femmes se regardèrent, étonnées de se trouver ensemble. La comtesse de Parabère, surtout , examinait madame d'Av^rne avec la jalouse inquiétude d'une rivale qui sent que son règne va finir» Le régent s'amusa qudque tems de lenr embsirras ; mais enfin rompant le silçtK^ $ «Avouent, dit- il ^ que les bals de l'Opéra sont une merveilleux invention, et que d'Auvergne est im
1 36 l'opéra.
homme de génie! Ce mystère , cette liberté, ce droit de tout se dire^ impunément , a un charme que rien ne remplace dans 1^ monde.
NOGJÉ.
Les princes devraient bien , pour leur instruction et pour notre bonheur, aller souvent au bal de l'Opéra.
LE REGENT
On dirait que tu te gènes ailleurs pour me dire la vérité ! ,